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Economie

Relance post-Covid-19: Les propositions du PPS

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5765 Le 20/05/2020 | Partager
Renforcement des capacités productives, nouvelle politique agricole, impôt sur la richesse…
Appel à un nouveau contrat social impliquant les différents intervenants
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Pour le PPS, dirigé par Nabil Benabdallah, l’actuelle crise «va transformer le monde, avec une remise en cause de tout ce qui était considéré comme une évidence». D’où l’importance, selon ce parti, de lancer un débat national pour définir la stratégie de relance post-Covid-19 (Ph. Bziouat)

En dépit des mesures déployées pour limiter l’impact de la crise du Covid-19, certaines défaillances risquent de plomber ces efforts. C’est l’une des principales conclusions du PPS, qui a tenu une réunion extraordinaire de son Comité central, le week-end dernier.

Après l’Istiqlal, le parti de Nabil Benabdallah a également pointé des dysfonctionnements ayant marqué la procédure d’octroi des aides exceptionnelles, «dont ont été privées plusieurs familles, notamment dans les zones périurbaines et enclavées». Idem pour «le monde rural, dont la population n’a pas encore bénéficié effectivement de ces aides, en dépit des difficultés liées à cette crise sanitaire, accentuées par les effets de la sécheresse».

Le PPS a également mis l’accent sur «le nombre important des travailleurs non déclarés à la CNSS et les répercussions de cette situation». A l’instar des autres partis politiques, cette formation a également insisté sur le rôle du secteur bancaire durant cette période. Ce parti se dit «conscient de l’importance de préserver l’équilibre financier des banques. Mais celles-ci doivent également supporter une partie du fardeau, notamment en accompagner les individus et les entreprises, dans le cadre des efforts de relance de l’économie nationale».

Aujourd’hui, l’ampleur de l’impact effective de cette crise sanitaire n’est pas encore connue, selon le PPS. Une chose est sûre, selon ce parti: «cette crise va transformer le monde, avec une remise en cause de tout ce qui était considéré comme une évidence». D’où l’importance de «lancer un débat public pour définir la stratégie pour la prochaine période». Le Comité central du PPS a proposé une série de mesures pour favoriser la relance économique et sociale.

Pour réussir ce virage, «le Maroc est appelé à renforcer ses capacités productives et sa compétitivité». Cette formation plaide également pour la révision des accords de libre-échange et la refonte de la stratégie d’importation. Le PPS a également appelé à revoir le Plan Maroc vert et de ses mécanismes, sur la base d’une évaluation objective de ses performances. L’objectif est «d’aboutir à une politique agricole préservant les ressources et assurant la sécurité alimentaire».

Au niveau social, les difficultés liées à cette crise sanitaire imposent «l’accélération de la mise en place du registre social unifié». Le PPS a également plaidé pour une nouvelle réforme fiscale. Ce parti a remis sur la table la proposition d’instaurer un impôt sur la richesse, en plus de l’élargissement de l’assiette fiscale. Ces efforts de relance devront être accompagnés, selon ce parti, par la mise en place d’un nouveau contrat social impliquant les différents intervenants.

M.A.M.  

 

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