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Economie

Droit de substitution: La polémique repart

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5765 Le 20/05/2020 | Partager
Une proposition de loi de l’Istiqlal met le feu aux poudres
La coordination syndicale des médecins s’indigne

La proposition de loi déposée par le groupe parlementaire de l’Istiqlal pour l’amendement du code relatif à la pharmacopée réveille une vieille bataille. Il s’agit de modifier l’article 29 de la loi 17-04 portant code du médicament de manière à permettre aux pharmaciens de servir au client des médicaments équivalents à ceux prescrits par le médecin.

L’initiative a poussé la coordination syndicale des médecins généralistes privés  à publier un communiqué, lundi 18 mai, dans lequel elle s’en prend violemment à  la proposition de loi. «Une proposition contradictoire avec le contexte délicat que traverse actuellement le pays».
Dès qu’elle a eu vent des discussions sur «le droit de substitution acquis aux pharmaciens», la coordination a exprimé sa totale opposition au ministre de la Santé.

L’association reproche au groupe parlementaire à l’origine du texte d’occulter les dysfonctionnements du système de santé, révélés par la pandémie du coronavirus, en focalisant sur le droit de substitution. «Une approche qui revient à traiter les symptômes au lieu des causes des maladies».

Parmi les motifs que mettent en avant les défenseurs du droit de substitution, figure la non-disponibilité de certains médicaments dans les officines. Ce qui peut empêcher le patient de suivre le traitement prescrit par son médecin. Pourtant, ces médicaments sont parfois disponibles dans les pharmacies, sous d’autres dénominations commerciales, mais avec les mêmes spécifications pharmacologiques et parfois le même prix. Mais pour l’heure, la loi ne permet pas aux pharmaciens de proposer au client des médicaments de remplacement, même s’ils sont équivalents. Inacceptable pour les médecins qui y voient une immixtion dans leurs prérogatives.

Pour les généralistes du privé, les raisons derrière les ruptures de stocks de certains produits pharmaceutiques sont connues. Il s’agit de l’inondation du marché «de dizaines de médicaments parfaitement équivalents, de l’autorisation de vente de la même molécule sous différentes dénominations commerciales, sans aucune différence de prix,  ni valeur ajoutée pour le patient».

Autre sujet évoqué, l’absence d’études de bioéquivalence, qui «dégage la responsabilité des médecins au sujet des effets des médicaments prescrits. La bioéquivalence, un projet longtemps et étrangement renvoyé aux calendes grecques par les différents ministres de la Santé qui se sont succédé.

Etranges ruptures de stocks

La disparition de certains médicaments des pharmacies ne date pas d’aujourd’hui, mais le phénomène s’est accentué depuis la baisse massive des prix il y a environ cinq ans. Selon un industriel, certaines références ne présentent plus une marge suffisamment attractive pour les laboratoires. Pour la coordination des médecins, la substitution d’un médicament par un autre ne résoudra pas le problème, due aux choix stratégiques des big pharma. Par ailleurs, il est à relever que «la majorité des médicaments qui enregistrent des ruptures de stock sont ceux-là mêmes qui n’ont pas d’équivalents sur le marché. La coordination rappelle également «la vente directe de médicaments par certains laboratoires à des pharmaciens, sans passer par les grossisteries».

Hassan EL ARIF

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