×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Entreprises: Dure est la crise, et dure sera la reprise!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5765 Le 20/05/2020 | Partager
Le 1/3 a perdu plus de 80% de son revenu, selon une enquête Rekrute.com
Les 2/3 prévoient le retour à une activité normale à partir de septembre
Malgré la conjoncture critique, seuls 18% annoncent des licenciements
entreprises-065.jpg

Les dirigeants l’ont bien compris. Pour s’en sortir, il faudra procéder à des remises en question et faire preuve d’innovation. Selon l’enquête Rekrute.com, plus de 82% des sondés pensent à faire évoluer leur business model après la crise. Comment? Quelque 28% comptent mettre au point d’autres produits et services. Certains (3%) iront même jusqu’à proposer des offres gratuites, tandis que d’autres (15%) prévoient de miser sur une qualité améliorée ou sur des prix plus compétitifs (11%). Le quart envisage de pénétrer de nouveaux marchés, et 18% de digitaliser leur processus de vente. Le digital gagnera sans doute beaucoup plus de terrain après le confinement, et représentera un avantage compétitif certain

Les entreprises ont subi de plein fouet le gel de l’économie engendré par la pandémie du Covid-19. Pour retrouver leur santé, elles devront batailler. Trois dirigeants sur dix déclarent une perte de chiffre d’affaires supérieure à 80% depuis le déclenchement de la crise, et quelque 21% avancent une contraction de revenu entre 50 et 80%, selon la dernière enquête du jobboard Rekrute.com.

L’étude, sur «comment les dirigeants pilotent la crise du Covid-19», a été réalisée auprès de 120 dirigeants, dont plus de 20% de DG, et une majorité de directeurs seniors justifiant de plus de 20 ans d’expérience professionnelle (63%). 29% travaillent dans des PME, 25% dans des TPE et 23% dans de très grandes entreprises.

Ces structures pourraient-elles survivre à une telle chute de revenu? Surtout parmi les TPE-PME, qui représentent pratiquement les trois quarts des sociétés ayant relevé une baisse de chiffre d’affaires supérieure à 50%. Ces dernières années, les défaillances d’entreprises ne cessent d’augmenter. Elles sont passées de 2.451 en 2009 à 8.439 en 2019, selon les données du cabinet Inforisk. Un nouveau record est donc à prévoir pour 2020.

pertes-065.jpg

Depuis le début de la crise, les entreprises ont perdu gros. La moitié a essuyé une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50% sur les mois de mars et avril 2020, comparés aux mêmes mois en 2019. Trois sur dix ont vu leurs revenus fondre de plus de 80% 

Malgré la situation critique de leurs entreprises, la majorité des dirigeants sondés par le jobboard n’envisagent pas de procéder à des licenciements dans les prochains mois. 45% pensent que leur activité reprendra normalement à la sortie de crise. Ils auront donc besoin de leurs effectifs. Plus du tiers (37%) considère, en outre, le maintien de l’emploi comme une responsabilité sociale. Seuls 18% avancent devoir se séparer d’une partie de leurs salariés, car leur activité ne leur permettra pas de garder tous les postes.

A peine 16% des dirigeants s’attendent à une reprise juste après le déconfinement. Plus d’un tiers estime qu’il n’y aura pas de redémarrage avant septembre 2020 et 28% croient qu’il n’y aura pas de reprise avant 2021. Globalement, les deux tiers des dirigeants prévoient un retour à une activité économique normale à partir de septembre 2020.

secteurs-sinistres-065.jpg
Les entreprises les plus touchées par la crise opèrent principalement dans l’immobilier, l’hôtellerie-restauration, le BTP-génie civil et la communication-évènementiel, en raison du quasi arrêt de leur activité depuis le confinement décrété à la dernière semaine de mars. 13% des entreprises ayant perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaires œuvrent dans l’immobilier

Du côté des professionnels du tourisme, la relance de l’activité est attendue à partir de novembre 2020, selon les prévisions de la Confédération nationale du tourisme.

«Depuis le début de la crise, nous avons enregistré une baisse d’activité de 30%. Nous prévoyons le retour à la normale au dernier trimestre 2020. La reprise sera graduelle d’ici là», confie pour sa part Youssef Chraïbi, président de la fédération marocaine de l’Outsourcing, qui n’exclut pas des licenciements dans le secteur, en raison du recul d’activité sur plusieurs mois. 

Les prochains mois seront difficiles. Malgré les déclarations d’intention, il se pourrait que les licenciements soient plus nombreux que prévu, surtout quand la survie des entreprises est en jeu.

Ahlam NAZIH

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc