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«L’intrication de Malabar» Episode 16: «Azrou»

Par L'Economiste | Edition N°:5764 Le 19/05/2020 | Partager

Dans l’épisode précédent

L’invisible perturbe les hommes et ils se doivent d’élaborer des théories scabreuses pour le justifier. La relativité, c’est le même combat. Les théoriciens géniaux, Albert Einstein, Max Planck, Niels Bohr, ont compris la nature quantique de la lumière et de l’atome. Le monde a du mal avec l’antimatière ou le boson de Higgs. Quand Einstein a écrit «Gott würfelt nicht», «Dieu ne joue pas aux dés», beaucoup pensaient que la physique quantique n’était pas sa tasse de thé… parce que considérée à l’époque comme probabiliste.

Chapitre 12:
- Azrou! répondit Laroche
- Il me parlait souvent d’Azrou en 1999. Il s’amusait même à zoomer avec Google Earth sur cette région pour me la faire découvrir. Moi je suis de Casablanca, Azrou je ne connaissais pas trop. Merci de me remémorer le bon temps. Il m’a appelé pour me féliciter pour mon prix Nobel. Son appel m’a plus surpris que le prix lui-même. Que Dieu ait son âme. Un Homme bien. Prodigieusement intelligent, je voyais en lui le nouvel Einstein de notre millénaire. Incroyable qu’il n’ait pas publié ses découvertes sur la physique quantique. Lui aurait pu révolutionner notre monde.
C’est peut-être mieux ainsi. Ce monde, de toutes manières, n’est pas prêt à de telles évolutions. Mais bon… j’ai été honoré de pouvoir le connaître.

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- Merci professeur. Merci aussi pour votre conseil. Nous les appliquerons dans notre phase 3.
Sylvain raccrocha tout sourire. «50.000 euros in the pocket» se dit-il. Il reprit son téléphone pour appeler son interlocuteur à l’accent américain.
- I have the information you asked for. Can we meet? Come to my house.
Sylvain avait à peine raccroché que la sonnette de la porte d’entrée retentit.
«Wow», se dit-il, «ils sont hyper pressés».
Sylvain, le cœur léger, alla ouvrir. Le visage de l’homme lui donna un mauvais pressentiment. Une douleur à la poitrine le figea d’un coup. Il porta sa main à son ventre. Elle était humide. Il baissa la tête avant de tituber, pour voir une crosse de couteau de chasse plantée dans son abdomen. L’homme se retourna et repartit calmement, d’un pas assuré. Sylvain sentit ses jambes le lâcher. Il essaya d’émettre un son, mais rien ne sortait. Il s’écroula, puis se remit à quatre pattes, essaya d’avancer en crachant du sang. Il comprit que c’était fini. Il se remémora pour la dernière fois sa dernière discussion sur l’au-delà, il allait bientôt savoir…
Quinze minutes s’écoulèrent.

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Bernard était drôlement content d’avoir suivi son inspiration.
Harper allait être satisfait. Sa femme aussi serait contente du bonus qu’il aurait. Il se gara devant une maison bourgeoise de la périphérie parisienne, se félicitant de son application GPS. Il descendit de sa voiture en tenant fermement l’enveloppe contenant les 50.000 dollars. Sacré somme pour un seul mot, se dit-il. 50.000 dollars pour le nom d’une ville, ou d’un village au Maroc! Il se rapprocha de la porte d’entrée et remarqua que la porte était ouverte. Il regarda par terre et vit une traînée de sang qui menait derrière le bosquet sur la droite.
Une jambe dépassait. Son pouls s’accéléra.
Il courut vers le corps pour trouver un homme qui devait être Sylvain! Il le retourna, il s’était vidé de son sang. Mort.
Bernard se releva, regarda autour de lui. Pas de caméras. Il fit rapidement le tour de la maison pour vérifier s’il n’y avait personne, puis entra. Il se dirigea vers le téléphone tout en mettant ses gants, le prit et pianota dessus. Il sortit son portable de sa poche, et prit une photo des numéros qui défilaient sur l’écran du téléphone fixe. Il tourna les talons et ressortit précipitamment, monta dans sa voiture et démarra.
Au premier feu rouge, il composa le dernier numéro qu’il avait récupéré. Il se dit qu’il fallait tenter le tout pour le tout. Quoi de plus naïf qu’un scientifique après tout?
- Bonjour, je vous appelle de la part de Sylvain. Il est désolé, confus, il voulait juste que vous lui redisiez quelle était cette fameuse ville au Maroc dont vous lui parliez?
- Quoi? Azrou? Dit la voix. Bernard éteignit son portable.
Mais les choses se corsaient. Cela devenait dangereux. Il appela son patron à New York pour avertir ReGen. Rien n’est grave, se dit-il. Ce sont les risques du métier. Il tenta de rendre les choses plus positives comme il savait le faire durant les enquêtes qu’il menait au FBI sur des réseaux de pédophilie. Rester positif. Le danger est passé se dit-il pour se rassurer. Il eut un demi sourire. Il venait de gagner une prime supplémentaire de 50.000 dollars! Ce seront mes frais pour les risques supplémentaires.

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