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Economie

Matières premières: Un plongeon général

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5757 Le 08/05/2020 | Partager
Cours pétroliers, métaux, produits agricoles… tirés vers le bas
Le pronostic de la Banque mondiale
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Les conséquences économiques d’une suspension quasi totale de l’activité ont immédiatement rejailli sur les marchés des produits de base et devraient continuer de les déstabiliser dans les mois à venir

Produits énergétiques et métaux sont les plus touchés par le ralentissement de l’économie mondiale. Les matières premières liées au transport, dont le pétrole notamment, sont celles qui ont dévissé le plus vite. Le choc lié à la pandémie de Covid-19 tire vers le bas la plupart des cours des matières premières et devrait entraîner de nouvelles baisses des prix en 2020, selon la livraison d’avril du «Commodity Markets Outlook» de la Banque mondiale. Alors que la plupart des marchés de denrées alimentaires continuent d’être bien approvisionnés, les annonces de restriction des échanges par plusieurs pays et les achats excessifs soulèvent des inquiétudes pour la sécurité alimentaire. Tour d’horizon:

  • Un baril en chute libre
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Ph AFP

Les cours mensuels moyens du pétrole brut ont plongé de 50% entre janvier et mars, avant d’atteindre un plus bas historique en avril, certaines marchandises de référence se négociant à des tarifs négatifs. Le baril devrait ressortir en moyenne à 35 dollars en 2020. Un niveau qui correspond à une sévère correction par rapport aux prévisions d’octobre dernier et à une chute de 43% au regard de la moyenne de 61 dollars enregistrée en 2019. Cette révision exceptionnelle à la baisse ralreflète un tassement historique de la demande. La chute des cours de pétrole a été aggravée par les incertitudes entourant les accords entre les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et les autres pays producteurs. Globalement, les prix de l’énergie (gaz naturel et charbon compris) devraient baisser en moyenne de 40% en 2020, avant un net rebond attendu en 2021.fp

  • aCuivre, zinc…
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Ph AFP

Les prix des métaux ont eux aussi chuté début 2020, les plus touchés étant le cuivre et le zinc dont les cours sont étroitement liés à l’activité économique mondiale. Le repli général devrait atteindre 13% cette année, sous l’effet du ralentissement de la demande et de la fermeture d’industries clés qui pèsent lourdement sur les marchés. Les métaux industriels seront particulièrement touchés par la récession globale, en particulier en Chine qui représente plus de la moitié de la demande mondiale.

  • Denrées de base
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Les prix des produits agricoles, moins liés à la croissance économique, n’ont que peu baissé au premier trimestre de 2020, à l’exception du caoutchouc, utilisé dans le secteur du transport. Les prévisions tablent sur une stabilité globale en 2020, les niveaux de production et de stocks pour la plupart des denrées de base étant au plus haut. Mais la production de produits agricoles pourrait pâtir de la désorganisation du commerce et connaître des difficultés liées à la disponibilité des intrants (engrais, pesticides et main-d’oeuvre). Les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont déjà fragilisé les exportations de produits périssables, comme les fleurs, les fruits et les légumes, en provenance des économies émergentes et des pays en développement.

Les engrais

Les prix du phosphate diammonique (DAP) ont augmenté de 7,5% au premier trimestre 2020, inversant une tendance de cinq baisses trimestrielles consécutives. Le confinement de la province du Hubei en Chine en raison de l’épidémie de Covid-19 a entraîné des réductions de la production et de graves perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Des problèmes logistiques similaires ont été signalés en Inde. Cependant, l’offre mondiale reste abondante, notamment au Maroc et en Arabie saoudite, où les capacités augmentent. Les principaux consommateurs, dont l’Inde et le Pakistan, continuent de réduire leurs importations en raison des stocks élevés. Ainsi, les prix du DAP devraient progressivement se ramollir et diminuer en moyenne de 7% cette année. En revanche, les prix de la potasse et de l’urée ont baissé en raison d’une chute de la demande. Globalement, l’indice des prix des engrais de la Banque mondiale a chuté de 4,5% au premier trimestre (soit la septième baisse trimestrielle consécutive). Cette année, l’indice devrait chuter de 9,9%, l’offre mondiale d’engrais restant abondante.

F.Z.T.

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