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Economie

Les restaurateurs au menu du comité de veille

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5756 Le 07/05/2020 | Partager
Un mémorandum adressé au gouvernement
Exonérations fiscales, impôts locaux, échéances bancaires…
La Fédération compte adhérer à la CGEM

A l’instar des cafés, des salles de cinéma, les restaurants classés sont fermés depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire. Certains ont contribué à l’effort national pour atténuer les implications de la pandémie du coronavirus en offrant des repas au personnel soignant, aux sans-abri et aux foyers démunis.

Un mois et demi plus tard, les restaurants touristiques sont à genoux. Dans un courrier adressé à la ministre du Tourisme, la Fédération des restaurateurs exprime ses «préoccupations au sujet de la survie des entreprises du secteur et de la menace qui pèse sur des centaines de milliers d’emplois. Puis dans un second temps, l’accompagnement financier pour la reprise de l’activité par un plan de relance».

Les restaurants touristiques, majoritairement des TPME, sont dans l’incapacité de contracter un crédit bancaire pour faire face à leurs charges fixes. Pour les banques, la restauration est une activité à très haut risque. Le comité de veille économique a pris un certain nombre de mesures pour venir en aide aux opérateurs économiques touchés par la crise dont le report des échéances fiscales, bancaires et sociales.

Mais faute d’activité depuis le 16 mars dernier et aucune sortie de crise n’étant envisagée à court terme, ces dispositions ne suffiront pas pour sauvegarder les emplois. La Fédération propose une batterie de mesures susceptibles de soutenir les restaurants classés.

Sur le plan fiscal, certaines doléances anticipent la loi de finances 2021 voire, celle de 2022. Ainsi, il est proposé de ramener la TVA à 5% au lieu de 10% pour permettre aux entreprises de restauration d’être plus compétitives en prévision de la reprise. La profession espère que le gouvernement va se décider à élaguer le mille-feuille d’impôts locaux (taxes sur l’alcool) et surtout obtenir une exonération au titre des exercices 2020 jusqu’en 2022 pour reconstituer la trésorerie.

Un avantage qui ne devrait être accordé qu’aux entreprises transparentes. La taxe relative à l’occupation du domaine public est calculée en fonction de l’espace autorisé. Par conséquent, il faudra revoir le barème pour tenir compte des nouvelles contraintes en matière de distanciation sociale. Il en va de même pour la taxe sur les enseignes que les professionnels proposent de calculer au prorata de l’activité.

L’une des premières mesures de soutien prises par le comité de veille économique a été de reporter les déclarations fiscales et le paiement des impôts au 30 juin pour les contribuables réalisant moins de 20 millions de DH. Mais sachant qu’au cours des mois précédant cette échéance, les restaurants classés n’ont réalisé aucun chiffre d’affaires et même à la reprise, il n’est pas sûr que la situation revienne rapidement à la normale.

Du coup, ils n’auront pas de trésorerie pour payer leurs impôts. La Fédération des restaurateurs propose de reporter à 2021 le paiement de l’IS ou de l’IR au titre de l’exercice 2019 et l’exonération de ces impôts pour l’exercice 2020 et une réduction de 50% en 2021 et 2022 afin de «permettre au secteur de se redresser et de réinvestir».

Au volet social, les salariés des restaurants sont éligibles à l’indemnité forfaitaire de 2.000 DH par mois. Sauf que cette mesure devrait être supprimée après la levée de l’état d’urgence. Les restaurateurs souhaitent la proroger tout en l’alignant sur le barème de la CNSS, sur le modèle de la retraite. La reprise n’étant pas assurée à la fin du confinement, les opérateurs proposent de pouvoir mettre en chômage technique une partie du personnel.

«Nous comptons adhérer à la CGEM pour devenir un membre à part entière et avoir plus de poids et de visibilité», annonce Khalid Abbadi, président de la Fédération nationale des restaurateurs, également membre de la Confédération nationale du tourisme. Selon la Fédération, il existe près de 2.000 restaurants touristiques dans le Royaume, employant environ 40.000 salariés, sans compter les emplois indirects.

Une assurance pertes d’exploitation

Depuis le début de la crise sanitaire, certains opérateurs économiques avaient soulevé la question de la perte d’activité pour cause de pandémie, exclue des contrats d’assurance. La Fédération des restaurateurs revient à la charge. Elle propose son inclusion par les assureurs en même temps que la révision des primes d’assurance, dont l’accident de travail, au prorata des jours de fermeture. Le comité de veille économique avait proposé aux entreprises le souhaitant de bénéficier du report des échéances bancaires jusqu’à fin juin. Pour les restaurateurs, ce différé est insuffisant car d’ici ce deadline, ils n’auront pas généré de recettes. Ils proposent de reporter cette échéance à fin 2020 sans frais. Toujours en matière de financement, et pour faire face aux dettes fournisseurs, la Fédération souhaite une ligne de financement au taux de Bank Al-Maghrib.

Hassan EL ARIF

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