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Economie

Tourisme: Les activités connexes souffrent

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5755 Le 06/05/2020 | Partager
500.000 emplois perdus et plus de 8.500 entreprises menacées
Institutionnel, Etat et banques… les partenaires d’une reprise

La crise sans précédent que traverse le tourisme déteint sur toutes ses activités connexes. Alors qu’en temps normal, la saison des festivals démarre à la mi avril, cette année c’est le black-out pour les autres professions qui y sont liées.

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Le secteur touristique est constitué d’un tissu économique de plusieurs milliers d’entreprises dans l’hébergement, la restauration, les transports ou encore les activités de services de loisirs sportifs et culturels. L’emploi salarié touristique impacté par la crise Covid représente 500.000 postes… à sauver (Ph YSA)

Avec la fermeture des frontières, la suspension des liaisons (aériennes, terrestres et maritimes), l’annulation de tous les évènements culturels, sportifs et d’affaires, le secteur touristique est l’un des plus impactés par la crise sanitaire du Covid-19. L’impact économique s’évalue déjà à des pertes de 34 milliards de DH dans l’industrie du tourisme (sans compter les pertes en devises), selon les estimations de la Confédération nationale du tourisme (CNT).

L’impact à date de la pandémie serait également de 500.000 emplois perdus et plus de 8.500 entreprises menacées. Le manque à gagner substantiel aurait des conséquences dramatiques, voire irréversibles, si l’appui des opérateurs du secteur, les agents de voyages, et toutes les activités connexes, n’est pas matérialisé rapidement.

En attendant, il y a un effondrement sur tous les segments (restaurants, hôtels, guides accompagnateurs, artisans, commerçants, transporteurs, musées, communication événementielle,…etc). Toutefois, malgré cette grande menace, l’on constate que le département du tourisme a peu communiqué durant cette crise inédite.

La dernière sortie de la ministre Nadia Fettah Alaoui remonte à la mi-mars. La responsable gouvernementale avait affirmé que «le CVE a mis en place une série de mesures pour la préservation d’un maximum d’emplois touristiques et l’assistance aux entreprises opérant dans le secteur». Le DG de l’Office, Adel El Fakir, a, lui, proposé un plan de relance pour le tourisme interne qui ne fait pas l’unanimité. Son intervention n’a rien apporté pour les opérateurs fortement impactés par la crise.

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Intervenant au parlement, Aziz Lebbar, président du CRT de Fès, et vice-président de la commission des finances et du développement économique au parlement, n’a pas manqué ce 23 avril d’insister auprès de My Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, et autres départements ministériels, à continuer  à se mobiliser pour sauver les secteurs frappés de plein fouet par la crise.

«Crise qui a montré la vulnérabilité de plusieurs activités dont celles liées au tourisme, artisanat, et commerce, mais aussi les petits métiers (coiffeurs, serveurs,…) et le secteur informel», souligne le député PAM de la circonscription de Fès demandant un «appui particulier pour les guides accompagnateurs et artisans». Sans oublier tous les acteurs du tissu économique touristique mais aussi les acteurs de la culture et les organisateurs d’événements qui s’appauvrissent à cause du Covid-19. L’important est de continuer à soutenir ces partenaires, assurer leur survie durant cette période et profiter des orientations des institutionnels, et de l’appui de l’Etat, afin qu’ils puissent rebondir après cette crise.

En attendant, la CNT préconise le report ou la suppression des charges sociales (CNSS et CIMR), mais aussi les dégrèvements d’impôt (IR, IS et TVA), pour toute la période de la crise. Il est également question de reporter des échéances bancaires de 12 mois, de maintenir des lignes de crédit et d’ouvrir des lignes d’emprunts sur 12 mois avec réduction du taux d’intérêt à 2% sur cette période. «A ce titre, et après tout calcul fait, nous devons rester sur les taux avancés et promis, pas le double», insiste Lebbar.

Report de crédit: Les demandeurs entre le marteau et l’enclume

De l’avis de Aziz Lebbar, les demandeurs du report de crédit sont coincés par les banques. Selon le vice-président de la commission des finances, «le report de crédit gratuit n’est qu’un slogan, la réalité est autre». «Pourquoi ne pas dire que le rééchelonnement des intérêts sera facturé?», s’interroge-t-il. Et d’ajouter: «des personnes bancarisées dans le besoin sont obligées de signer», précisant enfin qu’il «n’a aucun problème avec les banques, l’administration fiscale, et la CNSS, et qu’il est simplement dans ce rôle, celui de défendre les personnes vulnérables».

Youness SAAD ALAMI

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