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Economie

Visite technique: Gros risque de bouchon

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5751 Le 29/04/2020 | Partager
Un demi-million de véhicules en retard entre le 20 mars et le 20 mai
Les professionnels redoutent une situation ingérable

Les véhicules dont l’échéance de la visite technique coïncide avec l’état d’urgence peuvent continuer de circuler plusieurs mois encore. Les centres de contrôle technique sont fermés dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

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L’augmentation du quota de véhicules par ligne de contrôle semble la seule solution pour réduire le passif estimé à un demi-million de véhicules devant passer la visite technique pendant la période du confinement (Ph. Jarfi)

Ainsi, depuis le 20 mars, date d’institution de l’état d’urgence sanitaire, 500.000 véhicules devaient passer le contrôle technique d’ici le 20 mai, estime la profession. Toutes catégories confondues, le parc traité chaque année par les quatre réseaux de centres de contrôle technique (SGS, Dekra, Salam et Révitex) s’élève à 3 millions de véhicules.

S’ils restent fermés jusqu’à la levée de l’état d’urgence, les 470 centres ne pourront pas absorber l’afflux d’un demi-million de véhicules dont la visite technique est arrivée à échéance entre le 20 mars et le 20 mai. Un nombre auquel s’ajoutera évidemment celui concernant les véhicules qui devront passer la visite technique les mois suivants, à raison d’environ 250.000 par mois. Soit autour de 750.000 véhicules en un laps de temps réduit. C’est le scénario catastrophe.

La Fédération des centres de contrôle technique vient d’alerter l’Agence de la sécurité routière, elle propose que le quota par ligne soit augmenté pour activer la cadence. Il faut savoir que chaque centre de visite technique dispose d’un nombre limité de lignes de contrôle technique, entre 3 et 5. Le nombre de visites pour chaque ligne est fixé à 20 véhicules légers et à 13 poids lourds par jour. Aucun dépassement n’est possible puisque le ministère du Transport garde la main sur ces quotas. Depuis quelques semaines, c’est l’Agence nationale de la sécurité routière qui a pris le relais.

L’augmentation du nombre de véhicules pouvant être contrôlés chaque jour permettra d’éviter l’engorgement des centres une fois que l’état d’urgence sera levé. La Fédération recommande que ces quotas soient respectivement portés à 30 véhicules légers et 20 poids lourds par jour pour résorber le retard.

A supposer que cette requête soit satisfaite, il est presque sûr que les centres ne seront pas en mesure de répondre à ce flux massif de véhicules en un espace de temps aussi réduit. Il sera donc inévitable de proroger les délais en permettant aux véhicules concernés de continuer de circuler jusqu’à la résorption du retard. Pour cela, il est proposé que les contrôles s’étalent sur trois mois au minimum et de fixer officiellement un calendrier en fonction de la «date de validité» du contrôle technique.

Pour ne pas bloquer certaines activités, les visites des véhicules de transport de personnel, de marchandises et les ambulances sont possibles depuis un peu plus de deux semaines. C’est d’ailleurs dans ce sillage que les bus d’occasion importés par la société Alsa pour le transport urbain ont été homologués. Dans l’éventualité d’une réouverture, il reste le risque de télescopage des dates de validité des contrôles entre la visite expirée (période de confinement) et le nouveau contrôle. Ce qui risque de recréer un bouchon l’année suivante.

Scénario de reprise

Par mesure de sécurité, les centres de visite technique proposent dans un premier temps d’ouvrir pour accueillir les poids lourds de transport de personnes, de marchandises, les ambulances, les taxis…, surtout avec la réouverture des usines de Renault, prévue le 30 avril. L’écosystème ayant déjà ouvert afin de préparer les intrants nécessaires à la reprise des activités du constructeur automobile. Dans une seconde phase, les centres pourraient accueillir le reste des clients.
«Nous avons déjà acheté les appareils de désinfection, les masques, le gel pour quelques centres. Nous procédons à la désinfection aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des véhicules. En cas d’ouverture, nous généraliserons ces mesures de sécurité», annonce le responsable d’un centre de visite technique.

Hassan EL ARIF

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