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Economie

Enquête Sunergia-L’Economiste: L’inquiétude reste stable sur trois semaines

Par Nadia SALAH | Edition N°:5749 Le 27/04/2020 | Partager
… Stable mais très haute
Quatre personnes sur cinq sont soucieuses pour leur santé
Les jeunes ont révisé leur insouciance

Entre le 1er avril et maintenant, l’inquiétude n’a pas beaucoup bougé. C’est assez normal dans la mesure où elle était déjà très haute. On avait 71% d’inquiets, y compris les 27% qui étaient «très inquiets» pour leur santé.

Aujourd’hui, on en a 72% dont 28% sont «très inquiets». Entre-temps, les «très inquiets pour leur santé» ont fait un petit bond jusqu’à 32%.

Que veut dire cette stabilité de l’inquiétude? Qui plus est, une stabilité à un haut niveau? Serait-elle dépendante de la communication, forte et omniprésente sur ce virus et les mesures de protection? Certains disent qu’on en fait trop, mais ils se font de plus en plus rares.  Normal, l’immense majorité des Marocains ont peur pour leur propre santé.

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Les niveaux d’inquiétude sont élevés, bien au-delà de deux personnes sur trois. Néanmoins ils restent stables au fil du temps. Est-ce ce qui explique l’adhésion aux cinq mesures de précaution sanitaire? Notons que ceux qui ont le moins peur («pas très inquiet» et «pas inquiet du tout») sont des jeunes de moins de 18 ans, et les habitants du Sud. Leurs voisins du Drâa ou du Tafilalet sont les plus inquiets ainsi que les femmes.

Si on regarde toute l’enquête, l’angoisse est le domaine qui a le plus évolué dans ses détails. Les personnes âgées sont celles qui nourrissaient le moins de crainte.  Pourtant ce sont les plus visées par le virus.

Ils ont beaucoup révisé leur position: de 50% de soucieux, ils sont passés à presque les deux tiers. Elle est toujours là, l’insouciance des grands ados, qui avaient pris l’épidémie à la légère. Seulement 28% d’entre eux la redoutaient. Ils ont quand même changé leur fusil d’épaule puisque les voilà anxieux, pour 52% d’entre eux. 

Cela va peut-être calmer ceux d’entre eux qui s’amusent à narguer la police, s’ils ont une meilleure conscience de ce qui se passe vraiment. Dans les régions, le phénomène 1/3 de «pas très inquiets», 1/3 d’inquiets et 1/3 très inquiets, a été remplacé par la montée de ces derniers. Ceux qui ont confiance en leur bonne étoile sont en recul. 

Pour les rieurs, signalons que nos deux régions qui ne font rien comme les autres sont toujours le Sud, les plus optimistes, et le Drâa-Tafilalet, les plus pessimistes.

                                                                          

 

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Avec deux plébiscites aussi larges, on ne peut pas dire que les Marocains ont fait évoluer leur avis, globalement. Ils trouvent que les choses ont été faites à temps. Même si la crise est tout à fait inédite.

Sans tenir compte des taux faibles de «non», regardons d’où ils viennent. En effet, nous avons la chance d’avoir de gros sous-échantillons, qui ont une signification statistique. En tête, les contestataires vivent dans le Souss-Massa (23% statistiquement significatifs), viennent ensuite ceux du Sud, qui, avec 17% de non, sont à la limite de la signification (petit sous-échantillon).
Les femmes sont moins critiques que les hommes: 89% d’entre elles pensent que le gouvernement a agi à temps, contre 86% des hommes.  Hommes ou femmes, à partir de 45 ans, les critiques contre le plan sont réduites à l’insignifiance.

N.S.

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