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Economie

Plan de relance du tourisme: La facture sera très lourde

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5747 Le 23/04/2020 | Partager
Un investissement supplémentaire de 1,7 milliard de DH pour la sauvegarde du secteur
Exonération des charges sociales, fiscales et report de tous les crédits
Reprise? Ne rien espérer avant avril 2021…
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Pour les professionnels, la mise en place d’un plan et d’un budget de relance permettra un redressement plus rapide pour reprendre des parts de marché auprès des pays émetteurs. Bien sûr, cette reprise se fera aussi en fonction de l’ouverture des frontières

L’impact du coronavirus sur l’activité touristique perdurera au moins 12 mois. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la CNT (Confédération nationale de tourisme)  adressé à la CGEM et au ministère du Tourisme.

Premier secteur touché, et très exposé aux conséquences de la pandémie compte tenu des mesures de confinement, de fermeture des frontières et de l’incertitude concernant les traitements, il devra en plus faire face à une longue période d’inactivité ou d’activité réduite.

Les premières analyses anticipent plusieurs milliards de DH de perte et une affectation de l’ensemble des acteurs du secteur qui vont affronter une période très difficile jusqu’à décembre 2020 (9 mois). La reprise timide et graduelle ne pourra se faire qu’à partir du mois d’avril 2021, estiment les professionnels.

«Si rien n’est fait, le risque serait une destruction importante du tissu économique et l’incapacité à recréer la chaîne de valeur d’un secteur vital pour l’emploi et pour l’économie, et pertes en devises pourraient atteindre 138 milliards de DH», estime le rapport. Les professionnels souhaitent une réaction rapide et proactive de l’Etat à l’instar de ce qui se fait dans des autres pays du monde.

Ainsi, ils  proposent la mise en place d’un dispositif de sauvegarde spécifique au secteur qui s’articule autour  du maintien de l’outil de production et des emplois et la sauvegarde de la compétitivité avec un plan de relance. Ce dispositif de sauvegarde et de relance pour l’industrie comprend un investissement supplémentaire dans le secteur estimé à 1,7 milliard de DH (1,2 milliard de DH pour la sauvegarde du secteur, 500 millions de DH pour la relance).

Par ailleurs, les professionnels du secteur appellent à des mesures de soutien comme l’exonération  des charges sociales et fiscales (IR, CNSS,...) pour 12 mois pour les entreprises en activité qui maintiennent 80% des effectifs, le report de toutes les échéances de crédit pour les entreprises de 12 mois minimum, au lieu des 3 mois accordés dans le pack CVE.

De même que  la CNT souhaite l’autorisation pour les entreprises qui conservent 80% des emplois à payer leurs salariés sur la base du net ainsi qu’une défiscalisation des départs en retraites anticipées applicable aux salariés proches de l’âge de la retraite et à leur demande. Avec ce dispositif d’aide et de relance, le redressement serait plus rapide et pourrait transformer la crise en opportunité et reprendre rapidement des parts de marché auprès des pays émetteurs, estime la CNT.

B.B.

 

 

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