×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Cours du pétrole: Il faut payer pour trouver preneurs!

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5746 Le 22/04/2020 | Partager
Saturation des stocks, ralentissement de la demande
Des contrats à terme poussent les investisseurs à se débarrasser de certains barils

Les prix du pétrole ont subi des chutes massives. Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, les effets de la propagation de la pandémie de coronavirus ont fait fondre la demande.

La crise sanitaire a engendré des blocages dans le monde et menace d’entraîner une bonne partie des économies du globe vers la récession. Avec des avions cloués au sol, des usines au ralenti, des voitures au garage pour cause de propriétaires confinés… la demande est en effet déprimée (certainement pas pour longtemps).

prix-petrol-046.jpg

Affectés par une demande en berne, les cours du pétrole sont en chute libre et même négatifs en raison de la crise du coronavirus

La chute des cours a été aussi amplifiée par l’expiration imminente d’un contrat à terme qui a poussé les investisseurs à s’en délester à tout prix. En clair, les vendeurs en étaient réduits à payer les acheteurs pour écouler leur brut!

Sans oublier la guerre des prix saoudo-russe. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés en tête, se sont engagés à réduire leur production d’or noir dans des proportions record mais qui restent insuffisantes par rapport à la chute de la demande. En réaction, le président américain Donald Trump a fait savoir que son pays allait acheter 75 millions de barils afin de remplir la réserve stratégique des Etats-Unis.

En principe, les prix à la pompe devraient reculer. Les distributeurs pétroliers marocains devront suivre la tendance internationale ce qui devrait octroyer un peu plus de pouvoir d’achat aux ménages. La facture énergétique sera moins importante que prévue ce qui lui donnera plus de marge de manœuvre au niveau du budget.

«L’effondrement des prix du pétrole a eu un énorme effet négatif direct sur les revenus des exportateurs de pétrole de la région Mena», avait soulevé récemment la Banque mondiale dans son bulletin d’information économique (avril 2020). Il a également mis à mal les importateurs de pétrole (même si, en règle générale, la baisse des prix est favorable aux économies importatrices et défavorable aux pays exportateurs).

Pour se faire une idée de l’ampleur de l’effet de revenu réel, il suffit de multiplier la différence entre la production et la consommation (exportations nettes) en pourcentage du PIB par la baisse en points de pourcentage des prix du pétrole, selon les économistes de la Banque mondiale.

Si l’on suppose, à titre d’exemple, que ces prix restent inférieurs de 48% à leur niveau de 2019, le Koweït, dont les exportations nettes représentent 43% de son PIB, connaîtrait une baisse de son revenu réel d’environ 20% de son PIB. Tandis que le Maroc, qui importe du pétrole, connaîtrait une augmentation de son revenu réel équivalente à 3% de son PIB.

Cependant, il est probable que les pays importateurs pâtiront également de la baisse des prix du pétrole. Ceci en raison de la diminution de l’investissement direct étranger, des envois de fonds et des subventions des exportateurs à revenu élevé de la région. Dans sa dernière publication sur la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, le FMI avait dressé le même constat.

Les Bourses du Golfe plongent

La Bourse saoudienne et celles des autres pays du Golfe ont fermé en baisse mardi 21 avril. Le Tadawul, indice de référence de la Bourse de Riyad, la plus importante du monde arabe, était en chute de 1,6% à la fermeture. Le titre du pétrolier Saudi Aramco a baissé de 2%, demeurant bien en dessous de son prix de cotation de 32 riyals (7,8 euros). L’Arabie saoudite a indiqué «surveiller de près les marchés pétroliers et être prête à prendre toute mesure supplémentaire après que les prix du brut ont atteint des niveaux historiquement bas». «Les exportations de pétrole devraient baisser de plus de 250 milliards de dollars pour l’ensemble de la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale», selon les prévisions du FMI.

F. Z. T.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc