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Economie

Electricité: La baisse de la consommation continue

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5741 Le 15/04/2020 | Partager
Au 10 avril, la demande a décroché de 14,9%
Moins de consommation de combustible et offre ajustée à la demande

Depuis le 20 mars, les dépla­cements sont réduits au strict mi­nimum, des commerces et restau­rants sont fermés, des entreprises et industries ont ralenti la cadence, sinon stoppé toute production. Une situation qui n’est pas sans impact sur la consommation d’électricité. La baisse constatée au 31 mars, 15,5%, se poursuit.

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Depuis le confinement de la population, l’ONEE relève également une baisse de la consommation même aux heures de pointe (Ph. L’Economiste)

Vendredi 10 avril, le recul était de 14,9% com­parativement à la même période de l’année dernière. «La diminution varie entre 11 et 15% en fonction des jours de la semaine», indiquent des responsables à l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE).

Les pointes de consommation sont toujours constatées le matin et le soir. Mais depuis l’état d’ur­gence sanitaire, la consommation d’électricité durant ces pointes a également fléchi. Ce recul n’est pas sans impact sur le chiffre d’af­faires de l’Office. Une évaluation précise sur la situation financière est en cours.

En attendant, l’ONEE en tant que gestionnaire du réseau assure l’équilibre offre-demande globale. Une optimisation du fonc­tionnement des centrales est assurée mais qui ne date pas uniquement du début de la crise sanitaire. La pro­duction est ajustée à la demande se traduisant ainsi par moins de consommation de combustible.

Ce fléchissement de la consom­mation d’électricité observé depuis le début du confinement renvoie ainsi au ralentissement de l’activité industrielle. A Tanger, l’usine Re­nault a stoppé sa production. Plu­sieurs usines de textile sont à l’arrêt ou en baisse drastique d’activité comme c’est le cas dans différents secteurs.

En attendant, les statis­tiques par secteur sur le nombre d’entreprises qui ont mis une partie ou la totalité de leurs salariés en ar­rêt temporaire d’activité, ceux dis­ponibles rendent compte de l’effet de la pandémie: 132.225 entreprises affiliées à la CNSS ont eu recours aux aides au profit de leurs salariés, ce qui représente près de 56% des affiliés CNSS. Au total, 810.155 salariés sont en arrêts temporaires de travail à fin mars.

Le Haut-Commissariat au Plan devrait également donner une indication de l’ampleur des conséquences du coronavirus et des mesures sanitaires sur le tissu industriel. Pour cela, il faudra at­tendre la fin du mois d’avril pour disposer de l’indice du mois de mars. Ceci étant, durant le mois de février, l’indice des prix à la pro­duction du secteur des «industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a enregistré une baisse de 0,1% par rapport à janvier.

Celle-ci résulte d’une réduction de 2,3% des prix des «industries du papier et du carton», de 0,1% des «indus­tries alimentaires», de 0,4% dans la «fabrication de textile» et de 0,2% dans le «travail du bois et fabrica­tion d’articles en bois et en liège». Les indices des prix à la produc­tion des secteurs des «industries extractives», de la «production et distribution d’électricité» et de la «production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois de février.

Khadija MASMOUDI

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