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Economie

Reprise du tourisme: Les propositions des hôteliers

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5741 Le 15/04/2020 | Partager
Exonération des impôts et charges sociales durant la période de crise
Une réduction de la TVA pour la porter à 5% et une baisse des taxes locales
Un crédit à faible taux (1%) pour payer les fournisseurs

Comme à chaque crise éco­nomique, politique ou terroriste, le tourisme est l’un des secteurs le plus rapidement touché et la consé­quence est directe sur les hôteliers. Sauf que cette crise inédite n’a rien à voir avec les précédentes. Et parce qu’elle est exceptionnelle, personne n’en connaît l’issue et ne peut ainsi faire de véritables prévisions.

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L’hôtellerie a été la première impactée et le restera pour plusieurs mois encore. Se retrouver avec zéro clients pendant le 2e trimestre reste du jamais vu (Ph. DR)

L’hôtellerie est la première im­pactée et le restera pour plusieurs mois encore. Se retrouver avec zéro clients pendant le 2e trimestre, c’est du jamais vu. Et au regard du trend de la pandémie, les projections sont catastrophiques avec une perte esti­mée, rien que pour 2020, de plus de 11 millions de nuitées (estima­tions de la confédération nationale du tourisme, CNT).

La fermeture des frontières et le confinement ont fait stopper net l’activité hôtelière depuis mi-mars et mis à l’arrêt tous leurs points de ventes. Technique­ment, les entreprises hôtelières qui étaient déjà en souffrance avec une trésorerie fragile sont sans doute les plus impactées.

«Ne nous y trompons pas, toutes les trésoreries même celles des meilleurs hôtels sont en train de fondre», indique un hôtelier de Marrakech. Face à cette situation inédite, la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) a présenté ses propositions à sa confédération, au ministère du tourisme et à la CGEM pour l’accompagnement des entreprises touristiques durant la crise due au coronavirus. Il s’agit de 7 mesures pour atténuer l’impact économique.

Celles-ci comprennent trois volets: sur le plan fiscal, les hôteliers sou­haiteraient l’exonération du paie­ment des impôts et charges sociales durant la période de la crise et acti­ver le remboursement des crédits de TVA, une réduction de la TVA pour la porter à 5% et la baisse taxes locales et communales.

Du côté des banques, les hôteliers espèrent la prorogation jusqu’au 31 décembre du moratoire afférent au rembourse­ment des échéances du crédit ainsi que l’octroi de prêts sans intérêt ou avec un taux très faible de 1%.

L’objectif est de permettre aux en­treprises de régler les fournisseurs. Du côté de l’Etat, les acteurs hôte­liers espèrent une accélération du règlement des créances par les ad­ministrations et les établissements publics et demandent la mise en place d’un mécanisme financier de soutien à la mise à niveau des hôtels, pour préparer la reprise.

Car même si on ne voit pas encore l’is­sue de cette crise, il faut continuer à préparer la relance, estiment des professionnels. (Cf notre édition n° 5736 du 8 avril 2020). Et il vaudrait mieux mettre à profit la durée de fermeture des hôtels pour mener des travaux de rafraîchissement ou de mise à niveau.

Bien évidemment, il n’y a pas que le secteur hôtelier qui est en crise aujourd’hui, même si l’impact est beaucoup plus important dans cette filière. Plusieurs autres sec­teurs présenteront leurs doléances aux pouvoirs publics et il va falloir faire des arbitrages mais surtout faire preuve de transparence de la part des entreprises sinistrées.

Pour Lahcen Zelmat, président de la FNIH, «nous sommes dans la trans­parence la plus totale. Nos hôtels sont fermés sauf pour les chambres données en gratuité au personnel médical et nos bilans 2019 sont accessibles», indique-t-il. Et de pré­ciser, les mesures que nous deman­dons sont raisonnables et limitées dans le temps.

«À titre d’exemple, lorsqu’on demande une exonération d’impôt et de charges fiscales, c’est juste pour la période de crise. Dès que le tourisme reprend, on payera nos taxes comme toute entreprise citoyenne», conclut-il.

Pour éviter la catastrophe des années 90

Les entreprises qui le souhaitent fortement voudraient égale­ment être autorisées à accorder des compléments de salaires aux employés déclarés en arrêt d’activité auprès de la CNSS. Ce qui permettra aux salariés des hôtels d’avoir des compléments. On garde encore en mémoire des scènes poignantes de travailleurs dans le tourisme mis au chômage technique dans les années 90 après les attentats d’Atlas Asni… qui vendaient leurs propres affaires pour pouvoir nourrir leurs familles.

Badra BERRISSOULE

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