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Economie

Masques de protection: Obligatoires mais encore introuvables…

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5740 Le 14/04/2020 | Partager
Plus de 5 millions d’uni­tés livrées au quotidien, dès aujourd’hui
L’Amith Fès-Meknès propose un dispositif réutilisable et lavable
Au chômage technique, les artisans veulent aussi apporter leur contribution

Une semaine après l’entrée en vigueur de l’obligation du port du masque de protection, celui-ci demeure «introuvable». En pleine épidémie du Covid-19, sa pénurie est signalée dans différentes villes. Des saisies de masques contrefaits, ou détournés par des spéculateurs, sont également enregistrées. Pour­tant, cet écran de protection, qui fait partie des mesures barrières et sans lequel personne ne peut se déplacer, devrait être accessible partout.

De son côté, le Maroc s’est or­ganisé pour dépasser, dès ce mar­di 14 avril 2020, les 5 millions de masques produits/jour, et «qui sera davantage renforcée », affirme Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie. Son département a déjà mobilisé 10 unités qui produisent les masques barrières, à différentes ca­pacités. «La plus performante livre jusqu’à 3 millions de masques/j. Elle travaille avec un système de 3 shifts (23h/24h)», déclare MHE.

Les autres unités produisant entre 20.000 et 500.000 masques, sont en train de monter en cadence. Sans oublier l’appui de l’Amith appelée à la rescousse. Rien qu’à Fès, 5 usines de textile se sont mises à l’oeuvre et pourraient produire jusqu’à 100.000 masques par jour. Elles devaient adresser, hier, leurs propositions de «masques réutilisables» à l’ap­préciation de l’Institut marocain de normalisation (Imanor).

«Nous avons convaincu nos ouvriers à ve­nir travailler dans le respect absolu des mesures barrières et d’hygiène. Notre objectif est de servir notre pays, et en confectionnant des masques lavables, donner du travail au personnel», indique Mouhcine Idrissi, président de l’Amith Fès-Meknès.

En outre, les artisans couturiers pourraient s’associer à la production de masques réutilisables, ainsi que le suggère Abderrahim Belkhayate, directeur régional de l’artisanat (Fès-Meknès). Il s’agit d’une véri­table opportunité pour les artisans au chômage technique.

Ces masques barrières (non médicaux) en tissu la­vables et réutilisables pourraient être fabriqués pour servir les citoyens en cas de pénurie. Dans certains pays, ces masques sont déjà utilisés. Fabriqués, parfois à la maison, ils doivent être lavés à 60 degrés, en machine sur un cycle «coton», après chaque utilisation.

Comment éviter des fausses pénuries?

Les masques restent pour la plupart introuvables, parce qu’ils font l’objet d’achats frénétiques, qui créent encore une fois une fausse pénurie. Les commerces de proximité voient leur stock s’écouler en très peu de temps, ou bien complices d’une situation, en réservent pour leurs clients. « Certes, les quantités produites ne pourront pas couvrir toute la population, mais il ne faut pas oublier que le Maroc est en confinement, nous devons nous pro­téger et limiter au maximum nos déplacements», rappelle My Hafid Elalamy ministre de l’Industrie. Cela étant, pour éviter la pagaille, s’assurer que tout citoyen puisse se protéger et protéger son entourage, et surtout veiller à une répartition équitable, il faudrait peut-être rationner les ventes.

Youness SAAD ALAMI

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