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Economie

Export: Ultime sursaut de l'automobile

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5733 Le 03/04/2020 | Partager
Les exportations progressent de 3,4% à fin février
Baisse des achats de demi-produits
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Le flux net des investissements directs étrangers  s’est établi à 2,2 milliards de DH à fin février contre 2,7 milliards en 2019. Ils ont accusé une baisse de 19,5%.

Les échanges commerciaux à fin février (avant l'arrêt de l'activité économique) donnent un avant-goût de la tendance qui se dessine pour le reste de l'année. Les importations ainsi que les exportations se sont maintenues à des niveaux d’accroissement inférieurs à 2%: +1,4% pour les premiers et +0,9% pour les seconds. Ce qui s’est traduit par le creusement du déficit commercial de 2% avec un taux de couverture de 60,9%.

L’effet des répercussions du covid-19 sur les échanges extérieurs se  fera certainement sentir sur les échanges à partir de mars. Les craintes viennent des secteurs qui pèsent très lourd à l’export et qui  sont directement impactés par la chute de la demande adressée au Maroc. Les exportations de l’automobile vont souffrir comme celles du textile avec l’arrêt de la production des usines  Renault et l’effondrement des commandes de donneurs d'ordre européens. 

A fin février, les exportations se sont établies à  48,24 milliards de DH contre 47,7 milliards une année auparavant. Le chiffre d’affaires à l’export de l’automobile s’est élevé à 13,9 milliards de DH en augmentation de 3,4%. Cette hausse est attribuée à la progression des ventes du câblage (+3,6%) et à l’intérieur du véhicule siège avec 16,4% de progression. 

Dans cet écosystème, le  câblage représente la part la plus importante: 42% à fin février. En revanche la construction automobile décroche de 5,7 points passant ainsi à 39,4%.  La part de ce secteur dans le total des exportations se situe à 28,9% contre 28,2% pour les deux premiers mois de l’année dernière.

L’aéronautique, l’électronique ont accusé des baisses respectivement de 3,8% et 21,1% alors que l’agriculture agroalimentaire stagne avec une petite croissance de 0,6%. Le chiffre d’affaires à l’export du textile était également sur tendance haussière : 2,9%. Ce secteur figure parmi les activités sinistrées mais tout n’est pas perdu. 

Une petite éclaircie pour les sous-traitants de textile-habillement  vient de la réouverture,  lundi 30 mars, des entrepôts en France, deuxième marché extérieur du secteur. Ce qui permettra aux marchandises entreposées chez les transporteurs au Maroc d’être expédiées.

Il s’agit de commandes confirmées en janvier dernier pour une livraison prévue initialement en mars. Celles qui devaient être livrées en avril ne pourraient pas être honorées dans les délais faute d’intrants (voir aussi notre édition du N°5731 du 01/04/2020).

  Durant les deux premiers mois de l’année, les ventes des phosphates et dérivés (+0,1%) se caractérisent par la hausse des expéditions des engrais naturels et chimiques lesquelles sont atténuées par la baisse des ventes de l’acide phosphorique et celles des phosphates. La part de ce secteur dans le total des exportations est à 13,7%, en recul de 0,1 point.

Côté importations, les achats des produits énergétiques ont progressé de 7,8% : 12,1 milliards de DH à fin février  contre 11,23 une année auparavant. Presque 1 milliard de DH d'économies. Elle provient surtout de l’accroissement des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures.

Les quantités achetées se sont accrues de 6,5% alors que les prix avaient évolué de 18%. Ils n’ont commencé à baisser qu’à partir du mois de mars. La part des produits énergétiques dans le total des importations est  à 15,3% contre 14,4%.

Les achats de biens d’équipement se sont également poursuivis (+3,7%) alors que ceux des demi-produits et produits bruts ont chuté respectivement de 4,2 et 21,4%. Les importations des produits alimentaires et biens finis de consommation restent en hausse. 

Khadija MASMOUDI

 

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