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Régions

Ces villes qui désinfectent leurs rues

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5731 Le 01/04/2020 | Partager
Nettoyer les rues et stériliser les espaces publics… la société Ozone fait le grand ménage
57 villes, 77 ports de pêche, et 7 aéroports font l’objet d’une action citoyenne et gratuite

Après le confinement et les gestes barrières pour lutter contre la propagation du coronavirus, plusieurs villes se sont lancées dans un grand nettoyage censé limiter la propagation du virus. Acteur important dans les services du nettoie­ment, désinfection et collecte des ordures, le groupe «Ozone environnement et ser­vices» (OES) a sorti la grosse artillerie pour la désinfection de 57 villes, 77 ports de pêche, 7 aéroports, outre des établis­sements publics de tout genre (commis­sariats de police de gendarmerie, tribu­naux, taxis, bus,...). «C’est une prestation offerte gracieusement par notre groupe dans un élan de solidarité et un devoir de citoyenneté», exprime Aziz El Badraoui, PDG du groupe Ozone. Décryptage.

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Un important arsenal déployé pour désinfecter les agglomérations

Pour faire face à la pandémie du Coronavirus, le groupe Ozone a anticipé les me­sures de précau­tion par le biais de la désinfection des villes et des éta­blissements publics (parc zoologique de Rabat, la vallée de Bouregreg...).

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«Nos équipes sont inter­venues pour désinfecter tous les 77 ports de pêche du Maroc (ONP), ainsi que les aéroports Mohammed V de Casablanca, de Fès-Saïss, Menara de Mar­rakech, d’Oujda-Angad, d’Agadir et de Guelmim», souligne le management d’Ozone.

Pour assurer ce grand ménage, un important arsenal de matériel a été dédié à l’opération. Y figurent 61 engins dont des camions-citernes et camionnettes pour lavage à haute pression, une centaine de motos-pompes, et plusieurs dizaines de pompes manuelles.

Signalons que les agents de désinfec­tion ont tous reçu des équipements de protection individuelle (EPI) dont des masques, gants et tenues-combinaisons. Résultats, les équipes d’intervention et les balayeurs ont procédé à un nettoyage approfondi des rues, dispensaires, commissariats, tribunaux… avec des produits désinfectants et javellisés.

Le mot d’ordre est de «nettoyer, stériliser et désinfecter les espaces publics très fré­quentés par les citoyens». A noter que la société a opté également pour la stérilisation de manière quotidienne des engins utilisés dans la collecte des déchets.

                                                                                    

Anticiper les mesures de précaution par la désinfection

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Depuis le début de la crise du covid-19, les opérations de désinfections se multiplient et les agents de nettoiement pulvé­risent les lieux publics avec un produit désinfectant. Assurant le ramassage, nettoiement et traite­ment des déchets ménagers dans quelque 57 villes marocaines, le groupe Ozone Environnement et Services a lancé une vaste opération de désinfection des rues et du mobilier urbain. En fait, les 5.000 agents ont initié un nettoyage approfondi des villes avec des produits désinfectants et de la javel. «Cette opération de désinfection a débuté par la formation du personnel Ozone en charge de cette mission, par des experts internes et externes au groupe, sur la manutention du matériel et des engins de désinfection ainsi que sur les produits à utiliser dans le cadre de cette opération (matières, dosage, les risques de cette utilisation....)», indique le patron d’Ozone, Aziz El Badraoui.

                                                                                    

Une action citoyenne du délégataire chargé de 57 villes

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A la question du coût de l’opération et les ressources de financement, Aziz El Badraoui répond : «La désinfection comme prestation n’est pas payante. C’est une action de ci­toyenneté de mon groupe pour mon pays». En fait, l’entreprise a acheté les produits désinfec­tants, embauché des inté­rimaires experts dans la désinfection, en plus son propre personnel. Ces der­niers désinfectent les rues, les trottoirs, et le mobilier urbain. «Nous procédons également à la stérilisation des établissements publics, dispensaires, tribunaux, en plus des bus, taxis, et voitures de services», explique le patron d’OES. Son groupe emploie un effectif de plus de 8.500 personnes, et opère au Maroc (Fès, Benslimane, El Hajeb, Khénifra, Bouznika, Harhoura, El Mansouria…), au Mali, au Soudan, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Disposant d’une flotte de 1.200 engins, le groupe Ozone s’est vu attribuer 3 grands prix au concours «G2T Global Awards» à Paris en 2019, outre la catégorisation fiscale «Classe A» par la Direction générale des impôts (DGI). Aussi, a-t-il décroché le Prix africain de développement dans le domaine de la gestion des déchets en 2017, et le Prix des villes arabes pour la propreté de la ville de Laâyoune pour la sécurité environnementale en 2015.

Les villes sont de plus en plus propres

«Si les villes sont de plus en plus propres, c’est parce que les gens se sont confinés chez eux et il n’y a pas beaucoup de monde qui va jeter des déchets par terre. C’est ce qu’on a gagné de cette pandémie», explique le res­ponsable d’OES. En revanche, dit-il, le confinement ne s’est pas traduit par une baisse des quantités d’ordures ramassées. «Bien au contraire, et malgré que nous sommes en basse saison de la production des déchets, le tonnage a légèrement augmenté par rapport au quotidien des villes marocaines», souligne-t-il. Pour Fès et ses environs, à titre d’exemple, Ozone assure quoti­diennement la collecte de plus de 1.200 tonnes de déchets. Rappelons enfin que le secteur des déchets est devenu une activité de plus en plus spécialisée. La capitale spirituelle lui consacre annuellement un budget de 150 millions de DH.

Youness SAAD ALAMI

 

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