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Société

Coronavirus - Comment éviter de devenir des «stresseurs du confinement»

Par Amin RBOUB | Edition N°:5728 Le 27/03/2020 | Partager
Des pistes et des astuces pour mieux vivre cette expérience inédite
Les conseils d’une équipe de psychologues et de psychothérapeutes
Anxiété, panique, frustration… Un guide pratique pour optimiser le quotidien

«Le confinement est d’abord une rupture… Mais il n’est pas que rupture, il est aussi redécouverte de soi ou encore retour sur soi», résume le chercheur et essayiste franco-marocain Rachid Benzine.

Un exercice qui permet de se réapproprier son espace, la vie en famille, comprendre la distanciation, se réinventer, prendre des résolutions et surtout se concentrer sur le nécessaire.  Pour mieux vivre son confinement, une équipe de chercheurs, psychologues spécialisés en neuropsychologie, psychothérapeutes livre une série d’analyses et d’idées pratiques.

Une sorte de guide pour mieux cerner les effets psychologiques du confinement,  éviter le stress, les fake news, normaliser l’anxiété sans pour autant céder à la panique… L’enjeu est de vivre cette contrainte  comme une opportunité tout en préservant le lien social, garder le contact mais chacun chez soi. En résumé: «optimiser cette expérience tous ensemble mais à distance».

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Selon les psychologues et praticiens  auteurs de cette étude, le confinement et le contexte actuel majorent des désordres anxieux et peuvent provoquer des symptômes tels que l’irritabilité, l’insomnie, la difficulté de concentration, l’indécision ou encore la résignation… Plus encore, cette situation favorise le stress. Les spécialistes parlent des «stresseurs du confinement». En effet, les individus en isolement sont en permanence confrontés à la peur de l’infection tant pour eux-mêmes que pour leurs proches (enfants, parents, famille…).

Par ailleurs, le manque d’informations claires et fiables, accentué par le trop plein et le matraquage de «désinformation» et autres fake news se traduisent par de la frustration, l’ennui, l’anxiété, l’incertitude, la peur… En même temps, «c’est normal de se sentir mal et de ressentir un état émotionnel  désagréable chargé d’anxiété, de tristesse, de colère, voire d’impuissance», résument les auteurs de cette étude.

C’est également normal de ressentir de la joie, un soupçon de bonheur… que l’on soit directement confronté au virus ou pas. «Il serait inquiétant de ne pas ressentir ces différentes émotions qu’elles soient négatives ou positives», expliquent les psychothérapeutes. 

Du coup, tout le défi réside dans la validation de ses émotions. Autrement dit, la situation de confinement est  le moment opportun de s’autoriser à ressentir  et partager ses émotions avec ses proches. «C’est aussi l’occasion d’accueillir ces émotions et  accepter ce qu’elles produisent en nous», recommandent les praticiens. Il va sans dire, l’idéal est d’optimiser le temps de confinement. Sur ce registre, les spécialistes avancent des pistes et des conduites à tenir.

                                                                          

■ Ne pas s’exposer à la désinformation et aux fake news

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Le matraquage des réseaux sociaux et la surexposition aux fake news se traduisent par une ambiance anxiogène favorable au stress. C’est prouvé, «une exposition excessive aux réseaux sociaux et aux médias alternatifs augmente le stress et l’impact négatif sur la santé mentale». Les spécialistes préconisent le «Stop à Twitter, Facebook, Instagram, images, vidéos… Stop également aux notifications illimitées sur le téléphone». Plus encore, «les chaînes d’information en continu fonctionnent comme un cerveau traumatisé… Du coup, le téléspectateur reçoit une très forte charge émotionnelle renforcée par l’effet hypnotique des images». Par ailleurs, «la désinformation peut provoquer un état d’alerte inutile et augmenter le sentiment d’impuisssance». En résumé, l’exposition excessive à la désinformation et à  l’intox (fake news) ainsi que les notifications permanentes provoquent une anxiété accrue.
Face à cette situation de surexposition aux réseaux sociaux, les auteurs de l’étude recommandent «la sélection de sources d’informations fiables telles que les journaux crédibles, les sites du gouvernement, des émissions pédagogiques, des analyses sur le coronavirus…».

                                                                          

■ Réduire l’ennui et la frustration

«On ne peut pas changer les circonstances liées à la réalité (corona oblige!) mais on peut se concentrer sur ce que l’on peut accomplir ou contrôler». L’idée est de redéfinir ce qu’est «une bonne journée». Autrement dit, développer des plans d’activités simples à réaliser, éviter la surcharge afin de se préserver du sentiment de dépassement. Il est également temps de reconsidérer, voire relativiser ses priorités.

                                                                          

■ Garder le contact... mais à distance

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Les nouvelles technologies le permettent avec une grande facilité (téléphone, Emails, messagerie, vidéo…) Sur ce registre, il faudra vivre la technologie, prendre des nouvelles régulières… C’est rassurant.

 

                                                                          

■ Adopter et garder une hygiène de vie

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Une alimentation saine peut doper l’humeur. Mieux encore, «une alimentation saine est un allié de notre système immunitaire». En période de confinement, les spécialistes recommandent de garder un rythme de repas réguliers et complets (au moins un repas plaisant par jour). Il faut surtout éviter le grignotage, l’alcool, le tabac et privilégier des aliments sains, variés et riches en vitamines.
L’hygiène de vie, c’est aussi un bon sommeil avec des heures fixes de coucher et de lever tout en évitant de rester allongé toute la journée sur le canapé. Cela peut parasiter le temps de sommeil et générer des insomnies la nuit. En ces temps de confinement, il est conseillé de multiplier les gestes d’hygiène et rituels du quotidien (se laver avec du savon, douche, changement des vêtements, se coiffer, ouvrir les volets, rideaux, fenêtres...

Normaliser l’anxiété sans céder à la panique…

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Certes, il est tout à fait normal de ressentir des émotions négatives mais il faut les accompagner pour en minimiser les effets anxiogènes. En voilà un bref aperçu de quelques outils et astuces: Des exercices de respiration, de méditation et de relaxation.

Prendre du temps pour soi

La bienveillance et l’ouverture augmentent la capacité à traverser l’adversité et reflètent le meilleur de nous-mêmes. L’idéal est de réserver  30 minutes au contact  «téléphone, vidéos, messagerie… Mais surtout veiller à éviter les personnes angoissantes ou désagréables. Pour ceux qui vivent en famille, prévoir 30 à 45 mn par jour de temps «seul», sans interactions avec les autres. Il est aussi recommandé de se rendre utile, c’est rassurant en ces temps difficiles. En clair, mutualiser les ressources, s’ouvrir vers ceux qui sont plus fragiles et dans le besoin, proposer de l’aide à ses voisins, mettre un mot gentil dans l’ascenseur. Pour partager de la bonne ambiance, jouer ou écouter de la bonne musique dans son jardin, son balcon, sa terrasse et en profiter avec les voisins, lancer des temps de partage en compétences…

Amin RBOUB

 

 

 

 

 

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