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Economie

Coronavirus: Produits de la mer: A qui profite «la fausse crise»

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5725 Le 24/03/2020 | Partager
«La pêche côtière serait à l’arrêt ainsi que l’export»
Une alerte de la Fédération des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche

L’industrie des produits de la mer serait affectée par une crise sans précédent. A en croire la Fédération des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche (Fenip), la pandémie du coronavirus touche de plein fouet l’ensemble des activités de la profession. «A commencer par le refus de la clientèle étrangère des produits marocains», souligne le communiqué de la Fenip.

De quels produits s’agit-il? S’interrogent les professionnels joints par L’Economiste. En tout cas l’industrie de la conserve de poisson n’est pas concernée par les propos de la Fenip. «Le souci de cette profession, qui assure l’essentiel de la valeur ajoutée, est de maintenir tant soit peu le rythme du travail dans les usines», souligne un opérateur. Les règles du confinement imposent en effet une réadaptation des horaires du travail pour assurer l’hygiène nécessaire.

Sauf que la Fenip évoque «des perturbations à grande échelle des chaînes logistiques et d’approvisionnement en matière première». Et pour cause! Les bateaux de pêche côtière sont à l’arrêt depuis 2 semaines. Une situation relevée, selon des professionnels dans la région de Dakhla. Mais somme toute limitée à quelques unités. 

De même, la Fenip met en relief la hausse des prix de vente des boîtes métalliques fabriquées au Maroc pour la conserve de poisson. Une situation que les conserveurs constatent chaque année, au fur et à mesure des variations des intrants et de l’énergie.

Alors selon la Fenip, «elle aurait  des  répercussions sociales, notamment sur les tranches fragilisées des travailleurs, à savoir les marins pêcheurs ainsi que les ouvriers et ouvrières de la transformation des produits de la mer qui se comptent par dizaines de milliers».

L’enjeu est de taille, souligne la profession. L’industrie de la pêche assure  environ 660.000 emplois directs et indirects, fait vivre quelque 3 millions de personnes, exporte plus de 85% de sa production et réalise un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars sur 136 pays. Un montant qui pourrait doubler d’ici un quinquennat, anticipe la Fenip. A condition que certaines mesures soient déployées.

Pour la profession, il s’agit d’édicter des mesures incitatives dans le cadre d’un contrat-programme, d’assurer une communication permanente avec l’administration et de garantir un financement adéquat à travers la création «d’un crédit maritime».  

Pour le moment, «la sauvegarde du secteur des produits de la mer nécessite des mesures d’urgence», alerte la profession. En tête, figure l’octroi des facilités par les banques en attendant la reprise de l’activité. S’ajoute également l’intervention de la Caisse centrale garantie pour soutenir les fonds de roulements supplémentaires occasionnés par cette situation de pandémie.

De fait la Fenip n’hésite pas à rappeler toutes les doléances formulées depuis des années. Tout en les adaptant, bien évidemment, au contexte actuel de crise que traverse le monde. Surtout «que tous les secteurs sont concernés et plus particulièrement les TPME», dixit la Fenip.

La situation jugée normale 

Pour le département de la Pêche, la situation du secteur évolue normalement. Citant l’Union nationale des industries de la conserve de poisson, le ministère constate un approvisionnement également normal de l’industrie en matière première et en boîtes métalliques. Les conserveurs s’attendent même à une hausse de leur production dans les semaines à venir.   
A noter que la dernière saison de pêche a été, comme en témoignent les professionnels et les chiffres de captures, marquée par une abondance pour différentes espèces de poissons comme le poulpe, la seiche, le calmar et le poisson blanc.

A.G.

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