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Economie

Coronavirus: L'appel de détresse des agences de communication

Par Amin RBOUB | Edition N°:5725 Le 24/03/2020 | Partager
Chute drastique de plus de 50% du chiffre d'affaires de la filière
Annonceurs, marques, entreprises... Les gisements d'audience, de notoriété et d'image en temps de crise
Forte inquiétude des agences qui réclament le raccourcissement des délais de paiement
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Le Print et les journaux sur support papier sont bloqués. Depuis dimanche dernier, tous les  imprimeurs avec leurs effectifs importants sont en chômage technique. C'est un cercle vicieux qui s'installe très rapidement avec des conséquences fâcheuses sur la préservation d'emplois, les défaillances d'entreprises, les annulations  de commandes, le rallongement des délais de paiement, l'annulation des événements... (Ph. DR)

En plus de la crise sanitaire, il y a la crise économique qui est bel et bien là et risque de durer encore plus longtemps que le Covid-19. Au meilleur des cas, la situation ne pourrait se débloquer que vers les mois de septembre ou octobre prochains, pronostiquent des dirigeants d'entreprise.

Car même après la fin du confinement sanitaire prévu le 20 avril, il y a aura une situation de traumatisme et de repli psychologique tout au long du mois de Ramadan (avril-mai), suivie des vacances estivales jusqu'au mois de septembre.

Dans ce contexte assez particulier et imprévisible, tout l'écosystème des médias ainsi que la filière des prestataires du conseil en communication, des métiers et services créatifs... traverse une crise sans précédent avec une chute drastique des commandes et du chiffre d'affaires.

Selon Maria Aït Mhamed, présidente de l'Union des agences conseil en communication (UACC): «Aujourd'hui, il y a de fortes inquiétudes auprès de l'ensemble de l'écosystème avec des baisses alarmantes de plus de 50% du chiffre d'affaires des agences conseil. Plus encore, tout le Print et les journaux sur support papier sont bloqués depuis dimanche dernier. Pis, les imprimeurs sont en chômage technique avec des effectifs importants. C'est un cercle vicieux qui s'installe très rapidement avec des conséquences fâcheuses sur la préservation d'emplois, les défaillances d'entreprises, les annulations (plutôt que le report) de commandes, le rallongement des délais de paiement qui montent parfois à 1 an voire 1 an et demi, l'annulation des événements...»

En tout et pour tout, l'écosystème de la communication, du marketing, des métiers & services créatifs emploie quelque 90.000 personnes avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 12 milliards de DH. Chaque dirham investi en marketing et communication génère près de 15 DH dans le circuit économique du pays.

Face à cette conjoncture difficile, la filière de la communication en appelle au sens de «civisme économique et à la citoyenneté des annonceurs, de grands groupes...» pour qu'ils prennent conscience de la gravité de la situation et des retombées de leurs décisions sur des filières.

«Au lieu d'opter pour le repli et les annulations massives des commandes, soyons optimistes. C'est  surtout en temps de crise qu'il y a des gisements d'opportunités d'audience, de réputation, de visibilité, de notoriété et de promotion d'une image de marque basée sur les valeurs de citoyenneté, de solidarité, de RSE... Aujourd'hui plus que jamais, les annonceurs sont appelés à donner du sens à leurs activités, tisser du lien social, promouvoir des valeurs, sensibiliser leurs clients et partenaires... In fine, les liens s'en trouveront raffermis et renforcés», tient à préciser la présidente de l'UACC. En clair, Maria Aït Mhamed appelle à une véritable prise de conscience des décideurs économiques pour ne pas céder à la panique, au repli sur soi et à la sinistrose.

Or, c'est tout le contraire qui se produit actuellement depuis le confinement sanitaire. Selon des dirigeants de la filière de la communication et du marketing, «en ces temps de psychose, il y a des annonceurs qui donnent des consignes fermes pour annuler des campagnes de communication, serrer la vis et bloquer les règlements voire rallonger encore plus les délais de paiement».

Devant cette impasse, les communicateurs appellent donneurs d'ordre, les annonceurs et les grands groupes à respecter plus que jamais  leurs engagements, à honorer leurs règlements en suspens dans les délais voire en les anticipant pour sauver des emplois, des entreprises de la filière.

«Lorsque la crise frappe, certains secteurs sont plus vulnérables que d'autres. Les premières lignes budgétaires sacrifiées sont celles relatives aux industries créatives, à la publicité et à la communication d'entreprise... Des investissements qui deviennent accessoires», estime Aït Mhamed.

Il va sans dire, la reprise de l'économie devra se préparer dès cette période de confinement en limitant l'impact de la crise: «Soyons optimistes car seule une démarche volontariste et collective nous permettra d'enrayer le cercle vicieux de la crise économique qui s'ajoute à la crise sanitaire sans précédent que nous vivons», soutient la présidence de l'UACC.

Des signes d'espoir...

Selon l'UACC: «En temps de crise, et surtout en temps de crise, il est crucial que les marques maintiennent le contact avec leurs publics pour nourrir leur capital image et leur réputation...». Il s'agit aussi de rassurer en donnant du sens et des signes d'espoir. Dans le contexte actuel,  "les consommateurs attendent des marques qu'elles leur donnent des signes d'espoir, qu'elles continuent de vivre, d'évoluer, de communiquer et démontrer leur utilité non seulement marchande mais aussi citoyenne et humaine".

Amin RBOUB

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