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Economie

Coronavirus - Contaminations: «Nous avons limité les dégâts!»

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5724 Le 23/03/2020 | Partager
Les mesures strictes et rapides prises par le gouvernement ont été déterminantes
Un pic enregistré après l’annonce de la fermeture des frontières
Le dépistage pourrait être ouvert à de nouveaux laboratoires, au besoin

Le nombre de cas de Covid-19 ne cesse de grimper. Entre vendredi et dimanche dernier dans la matinée, le chiffre est passé de 63 à 104 (+65%). Chez certains, l’inquiétude monte. Néanmoins, le ministère de la Santé se veut rassurant.

«Nous avons toutes les chances de croire que les cas détectés à ce jour représentent la majorité de ceux présents sur le territoire» estime Mohamed Youbi, directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé. Il s’exprimait jeudi dernier, lors d’une e-conférence organisée par la Société marocaine des sciences médicales.

«Nous avons pris des mesures de prévention de manière précoce, et détecté les infections rapidement. Nos laboratoires étaient aussi prêts très tôt, et nous avons fourni des efforts importants en termes de communication», assure-t-il.

Dans les pays où l’on a dépassé les 100 cas recensés sans prendre de mesures drastiques (fermeture des frontières, écoles, lieux publics…), le virus a fini par contaminer des milliers de personnes en un temps record. Alors que ceux qui ont décrété des décisions strictes rapidement ont pu le juguler en limitant le nombre d’infections entre 150 et 200.

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Pour sa part, le Maroc a annoncé la fermeture de ses frontières le 13 mars dernier, alors qu’il n’en était qu’à 8 cas déclarés. La décision n’a pris effet que le 15 mars. Entre temps, les Marocains en déplacement ou poursuivant leurs études à l’étranger ont été nombreux à prendre le chemin du retour. Le 17 mars, un pic de nouvelles contagions importées a été enregistré, avec 15 malades déclarés d’un coup, alors qu’il n’y en avait que 5 nouveaux la veille, selon le ministère. 

Les cas confirmés au Maroc sont essentiellement importés de l’étranger. Jusqu’à vendredi dernier, il n’y avait encore que 12 locaux (contaminés par des Marocains ayant séjourné dans d’autres pays). «Si les cas locaux sont plus nombreux, nous passerons au stade 2 de l’épidémie», relève le directeur de l’épidémiologie.

Plus de la moitié des malades au Maroc sont âgés de plus de 40 ans. La majorité, soit environ 49 personnes, est de nationalité marocaine. Casablanca est la ville qui accueille le plus de contaminés (13), suivie de Fès (9) et Rabat (9). La toux sèche et la fièvre sont les principaux symptômes présentés. Fort heureusement, quelque neuf cas sur dix sont bénins à modérés. Le taux de létalité des malades tourne autour de 3,3% seulement (4% à l’international). 

Le dépistage ne peut s’opérer qu’auprès de trois organismes: L’Institut d’hygiène de Rabat, l’Institut Pasteur à Casablanca et le Laboratoire de l’hôpital d’instruction militaire Mohammed V de Rabat. Ces laboratoires, rodés à l’utilisation de la «PCR», la technique préconisée par l’OMS, peuvent recevoir des échantillons 24h/24 et 7j/7. «Des diagnostics rapides sont à l’étude, s’ils sont validés, nous pourrions faire appel à d’autres laboratoires», annonce Mohamed Youbi.

Que faire en cas de suspicion?

Si une personne suspecte une contamination au Covid-19, le premier réflexe serait de s’isoler, de mettre une protection (un masque) et d’aérer sa chambre. Il faut ensuite appeler le service Allo veille épidémiologique (0801004747). Un médecin référent peut ainsi vérifier la présence des symptômes et mettre en contact la personne avec le comité de veille provinciale mobilisé. Ce dernier se charge d’organiser le dépistage, en principe en milieu hospitalier, où le patient est isolé, idéalement dans un milieu à pression négative. L’identification des personnes en contact avec le patient est organisée en parallèle. Si le résultat du dépistage est positif, une évaluation des contacts à risque commence, en vue d’une mise en quarantaine.

A.Na

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