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Coronavirus - Centres d’appels: Parmi les 1ers recruteurs, jusqu’en février

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5723 Le 20/03/2020 | Partager
Ils concentrent 60% des postes ouverts, selon ReKrute.com
Les fonctions informatique/électronique arrivent 2es
L’IT en quête de candidats expérimentés et surdiplômés

Il y a quelques mois, les offshorers se targuaient d’être les deuxièmes recruteurs après l’automobile. La dynamique s’est poursuivie jusqu’en février, selon le baromètre Top recruteurs de ReKrute.com pour le même mois. Sur les 8.400 postes ouverts sur le jobboard en février, 5.085 concernaient les métiers du call center, soit une part de plus de 60%.

En croissance depuis des années, et confrontés à un fort turnover, les opérateurs n’ont cessé d’embaucher. Toutefois, la crise du Covid-19 pourrait bien changer la donne, avec la baisse générale d’activité et le gel des recrutements (voir article précédent). 

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Six postes sur dix ouverts sur ReKrute.com en février concernent les métiers des centres d’appels. Ils se placent ainsi en tête des fonctions les plus recherchées par les recruteurs. L’informatique et l’électronique arrivent deuxièmes, avec 20% du total des offres

Dans le top 5 des métiers les plus recherchés (voir illustration), ceux de l’informatique/électronique arrivent deuxièmes. Ces fonctions transverses, hautement sollicitées, y compris à l’international, captent 20% des postes ouverts. Malheureusement pour les employeurs, les talents se font de plus en plus rares. La Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi) travaille actuellement sur la création d’un institut de formation/reconversion de profils pour alimenter le secteur en compétences.

Pour son baromètre, ReKrute.com a opéré un zoom sur l’IT. Du premier janvier 2020 à fin février, le secteur a ouvert 3.507 positions sur le jobboard, sur un total de 17.365 cumulés, tous secteurs confondus, soit 20%. L’essentiel des fonctions recherchées est réparti entre l’informatique/électronique (68,5%) et les télécoms/réseaux (19,6%), suivies des métiers du multimédia/internet (3%), de l’administration des ventes/SAV (2,3%) et des fonctions support, gestion/comptabilité/finance (1,9%).

Le secteur, dont les technologies se développent très rapidement, est très regardant sur la qualité des profils à employer. Les trois quarts des postes ouverts exigent des bac+5, près de 9% des bac+4, et seulement 11% des bac+2 ou moins. Les plus diplômés sont une denrée rare. Selon les chiffres du HCP, moins de 15% des actifs occupés possèdent un diplôme supérieur… En termes d’expérience professionnelle, les acteurs du marché préfèrent les profils senior intermédiaire et senior.

Plus de 42% des postes requièrent 3 à 5 ans d’expérience et 22% de 5 à 10 ans. Or, difficile de trouver des candidats de ce type en nombre suffisant. Surtout avec une concurrence internationalisée autour des talents IT, et des récentes vagues d’expatriation.

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Les opérateurs du secteur des IT, confrontés à une concurrence accrue et à des évolutions technologiques rapides, ont besoin de profils compétents et rapidement opérationnels. La majorité cible des candidats de niveau intermédiaire justifiant d’une expérience comprise entre 3 et 5 ans, ou senior cumulant entre 5 et 10 ans d’activité

«Là où le bât blesse, c’est auprès des seniors, ayant passé entre 5 et 10 ans en entreprise. Sur cette catégorie, le Maroc n’est pas très compétitif. Les talents se raréfient, et les rémunérations grimpent rapidement. Cela est dû, entre autres, à l’absence de programmes de formation continue», avait confié à L’Economiste le président de l’Apebi, Amine Zarouk. Avec des ressources qui se renchérissent, les opérateurs jouent leur compétitivité. Seul le tiers des postes proposés est réservé à des prétendants justifiant d’une expérience égale ou inférieure à 3 ans.

Ce début d’année a été marqué par un recul du nombre d’emplois sollicités, comparativement à l’an dernier. Au terme des deux premiers mois de 2019, quelque 4.868 postes étaient recherchés par le secteur (21.581 sur l’ensemble de l’année). La baisse est ainsi de près de 28% sur un an.

La tendance est la même à l’échelle de tout le marché. De janvier à février, le jobboard a enregistré 17.356 postes, contre 22.530  un an plus tôt, soit une diminution d’environ 23%. Selon ReKrute.com, beaucoup de projets d’entreprises ont pris du retard en 2019, ce qui s’est répercuté sur les deux premiers mois de 2020. Le recul enregistré durant ce mois de mars, à la suite de la crise sanitaire, va tirer les recrutements encore plus vers le bas.

Ahlam NAZIH

 

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