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Economie

Coronavirus - Agents de voyage: Focus sur le marché national

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5720 Le 17/03/2020 | Partager
Préparer les saisons d’automne et d’hiver prochaines dès maintenant
Les agents demandent des aides pour digitaliser et avoir plus de présence sur le web

Un accident conjoncturel pour un secteur en proie à une crise structurelle profonde. C’est de cette façon que qualifient les agents de voyage du nord leur situation face à la pandémie de Covid-19. Cette situation implique un changement de paradigme et une vision à long terme pour amorcer le virage, selon ces derniers. «Il s’agit en premier lieu de faire face aux conséquences économiques de la pandémie qui affecte les agences de voyages.

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La corniche de Tanger presque déserte après que la pandémie de Covid-19 a limité les déplacements de touristes (Ph. Adam)

En particulier, il faudra renforcer la coordination entre les différents professionnels pour atténuer les conséquences sur le plan social et économique» indique sans détour Larbi Chioua, président de l’Association des agences de voyages de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (ARAVTTA).

Il intervenait lors du premier forum de l’Agence de voyage organisée par l’Association à Tanger la semaine dernière. «Il ne faut pas céder à la panique et réfléchir dès maintenant à l’après pandémie» note Abdelghani Ragala, conseiller auprès du président de l’association.

Sur le coup, les options se font très rares. Il est trop tard pour essayer de rattraper la situation sur les prochaines semaines, vu la proximité du mois de Ramadan, en plus de la fermeture très récente des liaisons aériennes. Par contre, «il faudrait se focaliser sur la fin du mois de mai pour relancer l’activité après le mois sacré» note ce dernier. Il s’agirait de reprendre les opérations de relations publiques pour inviter journalistes et bloggers pour préparer l’après-corona indique en substance Ragala.

«L’une de nos premières actions de communication sera alors destinée au marché national et local» explique l’ancien délégué à Montréal de l’ONMT. Il s’agira de garantir les arrivées pour la haute saison, mais aussi pour travailler les périodes d’automne et d’hiver prochaines.

Mais d’ici là, les aides proposées pour épauler le secteur du tourisme, l’un des plus touchés par la crise, ne seront pas de refus. En effet, les agences de voyage figurent parmi les premières victimes collatérales de la pandémie en plus des transporteurs et des hôteliers.

Après l’annulation de la Omra, le gagne-pain de nombreuses agences au Nord et les craintes de décisions similaires concernant le Hajj, les perspectives ne sont pas encourageantes pour les opérateurs du secteur.  Un autre créneau à avoir souffert est celui du «Mice» qui a vu son activité rétrécir comme peau de chagrin avec comme coup de grâce l’annulation des connexions aériennes avec la plupart des pays européens.

Même son de cloche du côté de l’événementiel dont avait commencé à profiter Tanger et Tétouan et qui a été stoppé net depuis le début du mois de mars. La crise actuelle a même fait oublier les nombreux griefs de la profession à la loi 11-16 réglementant le métier.

Pour de nombreux agents de voyage, la gradation des licences ne permettra pas un développement harmonieux des petites agences qui seront plus à la merci des grands groupes. Pour ce, et afin de relever le défi de la digitalisation, les agents de voyage demandent des aides et un accompagnement pour assurer le passage à la digitalisation selon Chioua. En effet, seulement 30% des agences de voyage marocaines disposent d’un site marchand, encore moins au Nord.

Ne pas perdre de temps

Comment exploiter au mieux cette période d’inaction forcée? Pour Yahya El Abbassi, directeur de l’Agence Casbah Tourism Development basée à Tanger, au lieu de baisser momentanément les rideaux, le moment est idéal pour réfléchir à la manière de digitaliser l’offre des agences et de trouver les niches idéales. Les solutions technologiques ne sont pas hors de portée. Pour cet entrepreneur, il faudrait monter une structure dédiée filialisée en faisant appel aux fonds Intelaka déjà offerts et assurer soi-même cette digitalisation. Les petites agences pourraient s’associer en GIE, une possibilité permise par la nouvelle loi et partager l’effort.

Ali ABJIOU

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