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Analyse

Villes nouvelles: Pourquoi le pôle urbain de Mazagan est viable

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5715 Le 10/03/2020 | Partager
Ses concepteurs ont appris des échecs des autres
Les équipements d’abord, le résidentiel ensuite
Connectivité, sécurité, infra-structures… et surtout une vocation propre

Le pôle urbain de Mazagan prend rapidement de l’élan. Ce dernier-né des projets de ville nouvelle, dont le premier coup de pioche remonte à 2017, enregistre aujourd’hui des avancées tangibles. Cette ville-satellite de 1.300 hectares, sise à mi-chemin entre Azemmour et El Jadida, devra accueillir ses premiers habitants dès 2023. Les travaux de construction seront lancés incessamment par les deux premiers développeurs étrangers (le français Réalités et l’espagnol Cicasa).

Une tranche additionnelle de 200 hectares est ouverte aux investisseurs marocains désireux de lancer leurs projets dans la composante résidentielle. Deux promoteurs, dont le nom n’a pas encore été divulgué, ont déjà manifesté leur intérêt. Un showroom sera bientôt ouvert sur place pour présenter le projet aux éventuels investisseurs.

Quant à la commercialisation, elle vient d’être confiée au cabinet Keller Williams, qui assurera aussi le rôle d’interface entre SAEDM (Société d’aménagement et de développement de Mazagan) et les différents intervenants.

Cette ville de dernière génération, qui devra accueillir ses premiers habitants dès 2023, avance donc à un rythme nettement plus soutenu que d’autres projets similaires en termes de taille et de budget. Mais quelle est la recette de succès d’un projet d’une telle envergure? «En fait, nous avons appris des expériences, mais surtout des échecs passés», explique Karim Laghmich, DG de SAEDM.

Plusieurs facteurs expliquent en effet la rapidité des réalisations sur le terrain pour cette cité du futur, axée sur le développement durable et le savoir. D’abord, le projet est porté par une joint-venture des plus solvables entre l’OCP et le ministère des Finances (via la Direction des Domaines de l’Etat). Le groupe phosphatier, qui a déjà à son actif la ville verte de Benguerir entre autres, n’en est pas à son premier coup d’essai (voir aussi carte).

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L’implication de l’OCP dans le développement de villes nouvelles ne date pas d’aujourd’hui. Dès 1920, le Groupe a développé les villes de Khouribga (1920), Youssoufia (1931) et l’ensemble urbain «Cité OCP» à Benguérir (années 80). Le groupe développe aujourd’hui quatre projets intégrés, à savoir la ville Verte Mohammed VI à Benguérir, un vaste complexe résidentiel et touristique près de la mine verte de Khouribga, le pôle urbain de Mazagan à El Jadida  et la Technopole Foum El Oued à Laâyoune

Ensuite, contrairement à d’autres villes, le problème du foncier ne s’est pas posé dès le départ. Ce qui s’est traduit par un gain de temps et d’argent considérable. Les procédures d’expropriation ont, rappelons-le, pris des années pour Zenata ou Casa-Anfa.

Et fait intéressant, les différentes composantes du projet ne sont pas financées par les fonds propres de l’OCP, mais font plutôt l’objet de montages financiers en fonction des partenariats et de la nature des projets. Ainsi, l’aménagement des 200 hectares de la première tranche (608 millions de DH) a été essentiellement financé par la BMCE et la SGMB.

«Et pour ne pas risquer de se retrouver avec une ville-dortoir ou fantôme, les équipements sont pour nous prioritaires par rapport au résidentiel», poursuit le DG de SAEDM. En effet, la programmation des villes nouvelles gagne à tenir compte de certains pré-requis comprenant notamment les volets de la sécurité, la connectivité ainsi qu’une offre d’infrastructures prioritaires et de services répondant aux besoins des habitants et comprenant l’ensemble des commodités nécessaires. Sans oublier une vocation clairement formulée et un positionnement lisible pour la ville (par exemple, la Ville Verte Mohammed VI articulée autour du savoir).

Outre le cadre de vie et la vue imprenable entre océan et forêt (le projet compte 300 hectares d’espaces verts), la ville offre aussi un pôle académique reconnu, permettant le développement de la recherche et de l’innovation. Mais l’un des atouts majeurs est sans conteste sa position géographique, sise entre les villes d’El Jadida et d’Azemmour ou encore l’accessibilité, la proximité de l’autoroute, de la route nationale, de la ligne des chemins de fer et de l’aéroport Mohammed V de Casablanca (45 mn de Casablanca et 15 mn d’El Jadida).

La région recèle aussi d’un potentiel de milliers d’emplois (55.000 à l’horizon 2023) avec de grands groupes industriels nationaux et internationaux, en l’occurrence, OCP, Nestlé, Jlec (Jorf Lasfar Energy Company), Sonasid, Cosumar, Pfizer, Afriquia Gaz, Taqa, Jesa… Le projet captera ainsi les futurs employés de la plateforme industrielle de Jorf Lasfar, la population de navetteurs entre Casablanca et la région d’El Jadida, les étudiants du futur pôle universitaire de PUMA, mais aussi les cadres et  habitants d’El Jadida. Et la bonne nouvelle, c’est que les prix seront alignés à ceux d’El Jadida, avec des tarifs démarrant à 700.000 DH pour les appartements et 1,9 million de DH (pour les villas).

Aziza EL AFFAS

 

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