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Economie

Changement climatique: Les Panafricaines adoptent l’approche proactive

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5714 Le 09/03/2020 | Partager
Traitement médiatique des approches endogènes, promotion de résultats durables…
Le réseau de journalistes se veut être le porte-voix d’une Afrique qui passe à l’action
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Le plus grand réseau continental de journalistes africaines s’agrandit. Pour la troisième édition consécutive du Forum «Les Panafricaines», ce sont plus de 300 journalistes issues des 54 pays du continent qui se sont réunies autour du traitement médiatique des questions climatiques.

Le thème phare de cette édition porte sur «l’urgence climatique, les médias africains acteurs du changement». «Lors de la première édition en 2017 à Marrakech, nous étions heureux d’accueillir 100 journalistes de 28 pays africains. Nous étions très loin d’imaginer que deux ans plus tard, nous serions trois fois plus nombreux et que la totalité des pays serait représentée», souligne Salim Cheikh, DG de la chaîne 2M, initiatrice de l’événement, porté par Radio 2M et le Comité Parité et Diversité.

Cette année, le réseau «Les Panafricaines» a choisi de mettre au cœur de ses actions la question du climat et ses conséquences sur le continent. Rappelons que l’Afrique ne produit que 4% des émissions mondiales de gaz à effets de serre (GES). A travers ce forum, des plans d’actions concrets sont menés chaque année et les fruits commencent à être perceptibles.

«A la suite des travaux de l’an dernier, nous avons dénombré plus de 900 articles de presse publiés sur la thématique des migrations», fait valoir Salim Cheikh. Le lancement récent du site d’informations «lespanafricaines.com» permettra de susciter davantage d'intérêt, avoir plus de visibilité et booster l’audience du réseau. Les enjeux sont nombreux, à commencer par faire de la femme un vecteur de changement et la placer au cœur des politiques de développement. Mais aussi amorcer un changement de paradigme, dégager une vision commune, et surtout faire évoluer les perceptions liées aux réalités du continent.

Selon l’organisation internationale pour les migrations (OIM), sur les 10 pays au monde considérés comme les plus menacés par le réchauffement planétaire, 7 sont africains: Sierra Leone, Sud-Soudan, Nigeria, Tchad, Ethiopie, Centrafrique et Erythrée. Autant dire que l’Afrique négocie un tournant décisif.

En l’absence d’actions urgentes pour réduire les émissions mondiales, la fréquence des chocs et stress climatiques devrait fortement augmenter: évolution des conditions météorologiques avec leurs effets sur la production agricole et alimentaire, élévation du niveau des mers, inondations… Plus vite les gouvernements se rallieront à la révolution des énergies renouvelables et œuvreront à protéger les communautés à risque, plus grand sera le nombre de vies épargnées.

Pour Ana Lê Moraes Rocha, directrice exécutive de l’organisation «Nipe Fagio» (Tanzanie): «Sans action immédiate, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de s’adapter aux conséquences futures des changements climatiques».

Sur ce registre, le Maroc s’est engagé dans la promotion des énergies propres, et ambitionne de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 52% d’ici 2030. Le chantier fait du Royaume le deuxième pays au monde en termes de performances climatiques.

Pour sensibiliser à la gravité des conséquences, le réseau de journalistes invite ses membres à adopter le rôle de «médias proactifs». L’objectif est de permettre aux citoyens d’agir à leur niveau, mais également influer sur les dirigeants.

En effet, une couverture médiatique de qualité sur les questions liées au changement climatique peut déboucher non seulement sur une meilleure information du public, mais aussi des décideurs voire l’élaboration de politiques plus efficaces. Un bon traitement médiatique peut également permettre une sensibilisation mondiale aux défis auxquels sont confrontées les nations les moins développées, ainsi que la promotion de résultats durables.

Le rôle-clé des scientifiques locaux

En tant que source d’information importante, les médias pourront renforcer l’autonomie des personnes et les pousser à accomplir des changements positifs. Ils pourront informer les communautés vulnérables des impacts et de la manière dont il est possible de s’y adapter, ou encore promouvoir des activités d’atténuation qui visent à limiter le nombre d’actions menant au réchauffement du continent. Sur ce point précis, «il va falloir encourager l’émergence de chercheurs et scientifiques africains imprégnés des réalités locales et à même de susciter et encadrer des approches endogènes», soutient Arona Diedhiou, directeur à l’Institut de recherche pour le développement de l‘université Joseph Fourier de Grenoble (France), chercheur de l’Institut des géosciences de l’environnement et spécialiste du système climatique africain. Selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, il resterait à la planète 10 à 15 ans pour assurer la transition vers une civilisation moins prédatrice.

Modeste KOUAME

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