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Régions

Sebta: Les commerçants font grise mine

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5712 Le 05/03/2020 | Partager
Ils ne veulent pas de mesures de rétorsion
Les impôts indirects réduits de 6 à 4% pour réchauffer l’économie locale
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Le commerce commence à s’essouffler à Sebta après la fermeture de la frontière aux marchandises. Les autorités espagnoles réduisent les impôts mais la dépendance du commerce transfrontalier risque de rendre la mesure inefficace (Ph. Adam)

Le gouvernement autonome de la ville de Sebta vient de prendre ses pre­mières actions après la crise du secteur du commerce. Les autorités espagnoles ont approuvé la réduction des taxes in­directes, l’IPSI (l’équivalent de la TVA pour Sebta et Melilia) de 6 à 4% pour les professionnels, entrepreneurs et artistes.

L’objectif est d’encourager et de dynami­ser l’activité économique de ces acteurs économiques, dont une grande partie liés au commerce transfrontalier ou du négoce à Sebta. Elle devrait, selon les médias locaux, profiter à environ un millier de travailleurs autonomes espagnols, les plus visés par la crise.

Mais les entrepre­neurs espagnols de Sebta n’approuvent pas totalement ces mesures. Ils appellent l’administration locale à la retenue face à l’annonce d’une probable introduction de l’obligation du visa Schengen pour les vi­siteurs venant de la province de Tétouan, une exemption prévue dans les statuts de la ville de Sebta comme mesure de rétor­sion face au Maroc.

Pour ces derniers, il s’agirait du coup final pour le commerce de détail dans la ville de Sebta qui dépend en grande partie de ces visiteurs adeptes du commerce transfrontalier.

Même s’il est improbable que cette exemption soit révoquée (vu qu’elle dé­pend de l’Union Européenne, comme tout ce qui touche à l’accord de Schengen) elle risque de ne pas être effective, la frontière étant devenue étanche à tout échange commercial, suite à la volonté des auto­rités marocaines de partir à la lutte contre la contrebande.

Elle intervient aussi alors que les commerçants marocains de Tétouan, eux aussi concernés par ce trafic sont en train de mettre en place des mécanismes d’importation pour court-circuiter la ville et importer ces produits directement via Tanger Med.

Une telle initiative serait tout bénéfice pour le pays qui récolterait les fruits en termes de recettes douanières mais aus­si de traçabilité et de contrôle sanitaire. Ceci évitera aussi certains risques avec le respect des conditions de transport et de froid requis par bon nombre de ces pro­duits alimentaires dont raffole le consom­mateur marocain comme la mortadelle ou les jus.

Les autorités espagnoles viennent de donner leur feu vert pour l’opération en assouplissant les procédures douanières qui entachent tout export vers l’Espagne de produits de Sebta et leur ré-export vers le Maroc.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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