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AWB fixe un nouveau cap aux filiales africaines

Par Franck FAGNON | Edition N°:5711 Le 04/03/2020 | Partager
Le groupe veut accélérer leur internationalisation
Il lève une partie du voile sur son prochain plan stratégique
La barre des 10 millions de clients franchie

La présentation des résultats annuels d'Attijariwafa bank lundi 2 mars coïncide avec l'entrée en vigueur de la nouvelle macro-organisation du groupe. Au pupitre, pas un grand dépaysement mis à part l'absence de Boubker Jai qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Numériquement, il est remplacé par Rachid Kettani en charge des Finances Groupe, un poste désormais rattaché à la présidence. Ismaïl Douiri change de portefeuille et pilotera la Banque de détail à l'international et les filiales de financement spécialisées.

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Le groupe a bouclé un exercice solide marqué notamment par une baisse du coût du risque. Le navire amiral, la Banque au Maroc, a nettement renforcé sa contribution aux bénéfices. Malgré la conjoncture à l'international, les filiales africaines sont au rendez-vous

La nouvelle macro-organisation fait apparaître trois piliers business: Banque de détail au Maroc et en Europe, Banque de détail à l'international et filiales spécialisées, Corporate Banking, Markets & Investor Solutions. «Cette réorganisation vise notamment à affiner davantage le développement de ses pôles», explique Mohamed El Kettani, PDG d'Attijariwafa bank.

Avant la dernière année du plan stratégique Energie 2020, le groupe a dépassé le cap de 10 millions de clients (583.000 recrutés au Maroc en 2019). Il a réalisé un produit net bancaire de 23,5 milliards de DH et un bénéfice de 5,8 milliards de DH, en hausse de 8,7% hors éléments exceptionnels. La solvabilité demeure à un niveau relativement confortable avec un ratio global de 13%, soit 1 point au-dessus des exigences réglementaires et un ratio Tier 1 de 10,2% contre 9% requis.

La nouvelle macro-organisation  devance le prochain plan stratégique aux ambitions élevées notamment pour les filiales africaines. Le groupe bancaire a encore une année pour y travailler, mais laisse filtrer quelques indications.

«Le plus important est d'améliorer le parcours et l'expérience client. Sur l'ensemble des segments, nous devons apporter une solution idoine en mobilisant notamment la technologie et en essayant d'apporter le meilleur service à un tarif compétitif», résume Mohamed El Kettani. A l'étranger, les équipes auront pour mission d'accélérer le développement des filiales africaines.

«Nous devons internationaliser l'essentiel de nos filiales. Cela a déjà démarré avec quelques-unes, mais nous allons accélérer le mouvement. Il y a un modèle intégré qui a très bien réussi au Maroc et qu'il faut qu'on duplique dans nos pays de présence», fait savoir le PDG. En 2019, la Banque de détail à l'international a contribué pour 33% aux revenus du groupe et représente 29% du résultat net part du groupe.

Par ailleurs, l'un des chantiers qui mobilise l'ensemble du secteur est lié à la conformité. Elle génère un coût significatif dans le secteur bancaire à l'international et prend de l'importance ici au Maroc. Les banques doivent absorber un nombre important de textes législatifs et réglementaires dans des délais de plus en plus resserrés.

«Entre les équipes que nous mobilisons, les systèmes d'informations, les progiciels... le respect scrupuleux des dispositions réglementaires dans tous les territoires où nous opérons génère d'importants investissements», note Mohamed El Kettani. Le groupe va doubler les effectifs dédiés à la conformité cette année.

35,2 milliards de crédits aux TPE

Les banques ont été appelées à s'ouvrir davantage aux TPE, d'où le programme Intelaka. Cependant, le dispositif ne pourra pas toucher tout le monde. A côté, il y a aussi tous les efforts que les banques fournissent individuellement depuis plusieurs années pour mieux accompagner ces petites entreprises. Au cours des cinq dernières années (2015-2019), Attijariwafa bank a accordé 35,2 milliards de DH de crédits aux TPE. Elle prévoit une enveloppe de 10 milliards de DH cette année. Déjà que cette catégorie de clientèle est jugée très risquée de par la diversité et l'hétérogénéité des situations, la poursuite de la dégradation des délais de paiement n'arrange pas leurs dossiers. En moyenne, les TPE sont payées en 212 jours, selon Inforisk. Les banquiers appellent les PME et grandes entreprises à plus de responsabilité. «Toute grande entreprise ou PME qui se respecte doit prioriser le règlement des factures des TPE parce que les plus grandes ont la possibilité de tirer sur les découverts bancaires. En revanche, une TPE qui n'est pas payée à temps est neutralisée ou tuée», alerte Mohamed El Kettani, PDG d'Attijariwafa bank. Le groupe bancaire veut montrer l'exemple en rendant publics périodiquement ses délais de paiement. Aujourd'hui, il règle ses fournisseurs en moyenne en 9 jours. «Nous avons pris un engagement très fort, au titre de la RSE, de comprimer les délais de paiement. C'est vital et capital si nous voulons vraiment faire prospérer les TPE», note Mohamed El Kettani.

F.Fa

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