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Economie

Coronavirus: Allô docteur, l’économie mondiale est infectée

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5710 Le 03/03/2020 | Partager
Une menace sans précédent depuis la crise financière, selon l’OCDE
Recul du tourisme, des effets négatifs sur les chaînes d’approvisionnement et les produits de base…
Aménagement du temps de travail, mesures fiscales et budgétaires… des dispositions à prendre

«Le coronavirus Covid-19 représente le plus grand danger qu’ait connu l’économie mondiale depuis la crise financière», ce sont les économistes de l’OCDE qui l’ont confirmé, hier lundi, en présentant leurs récentes perspectives économiques intermédiaires. Ils exposent à la fois un scénario favorable, dans lequel l’ampleur de l’épidémie est globalement limitée et un scénario d’effet domino caractérisé par une contagion plus générale.

Même dans le scénario favorable selon lequel les phénomènes épidémiques resteraient limités en dehors de la Chine, un ralentissement marqué de la croissance mondiale devrait intervenir au premier semestre de 2020. Et ce, compte tenu des effets négatifs subis par les chaînes d’approvisionnement et les produits de base, du recul du tourisme et de la dégradation de la confiance.

«Le virus risque de porter un nouveau coup à l’économie mondiale, qui était déjà affaiblie par les tensions commerciales et politiques. Les pouvoirs publics doivent agir immédiatement pour endiguer l’épidémie, étayer le système de santé, protéger les populations, soutenir la demande et tendre une bouée de sauvetage financière aux ménages et aux entreprises les plus durement touchés», recommande Laurence Boone, la cheffe économiste de l’OCDE.

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La croissance économique mondiale sur l’ensemble de l’année devrait tomber à 2,4%, alors qu’elle n’était déjà que de 2,9% en 2019. Elle devrait ensuite se redresser pour atteindre un taux modeste de 3,3% en 2021. La Chine a vu ses perspectives nettement révisées à la baisse et ramenées en deçà de 5% cette année, après avoir enregistré un taux de croissance de 6,1% en 2019.

Néanmoins, une contagion plus générale dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique et les économies avancées (comme celle observée en Chine) pourrait faire tomber le taux de croissance mondiale jusqu’à 1,5% cette année. Ce qui représenterait une diminution de moitié par rapport aux précédentes prévisions de l’OCDE pour l’année 2020, réalisées en novembre dernier. Des mesures d’endiguement de l’épidémie et une perte de confiance seraient préjudiciables à la production et aux dépenses et feraient basculer certains pays dans la récession, notamment le Japon et la zone euro.

D’après l’équipe de l’OCDE, il faudrait recourir à des dispositifs d’aménagement du temps de travail pour préserver les emplois. Les pouvoirs publics devraient mettre en œuvre des mesures fiscales et budgétaires temporaires pour amortir l’impact de l’épidémie sur les secteurs les plus durement touchés par le fléchissement de l’activité, tels que les services de voyage et le tourisme, ainsi que l’automobile et l’électronique.

Des apports de liquidités adéquats sont nécessaires dans les pays les plus affectés pour permettre aux banques d’aider les entreprises ayant des problèmes de trésorerie dans le contexte de l’application des mesures d’endiguement.

                                                                      

Le G7 et l’Eurogroupe se mobilisent

Face à la nouvelle étape de l’épidémie, les réunions de crise s’accélèrent. Ainsi, les ministres des Finances du G7 se réuniront (par téléphone) cette semaine pour coordonner leurs réponses, a indiqué le ministre français Bruno Le Maire. Le président de l’Eurogroupe, le Portugais Mario Centeno, a de son côté annoncé une réunion mercredi prochain des ministres des Finances de la zone euro, également par téléphone.

Après la baisse la plus violente depuis 12 ans sur les indices des Bourses occidentales la semaine dernière, les marchés s’attendent à ce que les banques centrales montent au créneau. La Réserve fédérale américaine ayant indiqué qu’elle se tenait prête si nécessaire. Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau recommande pour sa part de ne pas «surréagir, jugeant la politique monétaire déjà très accommodante». La Banque des règlements internationaux (BRI) estime que «le système financier est plus solide qu’en 2008, mais avertit que les espoirs de reprise rapide sont désormais irréalistes».

A noter que le Palais des Nations unies à Genève a fermé ses portes aux visiteurs en raison de l’épidémie. La mesure est pour l’instant valable jusqu’au 13 mars. En France, le musée du Louvre a été fermé, le Salon du livre annulé et le semi-marathon de Paris a été reporté… Plusieurs pays ont annulé ou reporté de nombreux événements. Le niveau de risque au sein de l’UE est passé de modéré à élevé, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Fatim-Zahra TOHRY

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