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Analyse

Baisse des levées du capital investissement en 2019

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5708 Le 28/02/2020 | Partager
Après une année record, l’encours se fixe à 1,2 milliard de DH
Montée en puissance des fonds de 4e génération
Les désinvestissements dépassent les investissements

Le capital investissement consolide ses performances pour 2019. Si le montant des levées de fonds s’est replié de 494 millions de DH par rapport à 2018 (qui était une année record) à 1,2 milliard de DH, elles ont atteint un montant global de 4,2 milliards de DH sur la période 2017-2019 se rapprochant ainsi du niveau de 2006-2011 (6,2 milliards de DH).

Selon l’Association marocaine des investisseurs en capital (Amic), «la 4e génération de fonds a donc déjà largement dépassé les levées de la 3e (2011-2016) qui s’élevaient à 3,6 milliards de DH en seulement trois années».

Et pour cause, dès 2017, les organismes de développement internationaux, plus particulièrement ceux établis dans l’Union européenne qui représentent 2/3 des levées de la 4e génération de fonds apportent plus de la moitié des fonds levés. L’association fait, toutefois, remarquer l’absence totale des compagnies d’assurances depuis 2017 alors que les caisses de retraite représentent près de 1% des levées.

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Depuis 2012, les fonds transrégionaux représentent 73% des levées. En raison des contraintes de change, fiscalité et la non-connaissance de l’OPCC par les investisseurs étrangers, ils empruntent une forme juridique étrangère. En revanche, les fonds locaux (26%) préfèrent les véhicules juridiques marocains (OPCC et SA).

L’exercice 2019 a, tout de même, connu plus de désinvestissements que d’investissements. En effet, ce ne sont pas moins de 11 actes de désinvestissements qui ont été enregistrés contre 9 actes d’investissements pour un montant total avoisinant les 800 millions de DH. L’Amic affirme que «ce résultat constitue le 2e record après l’année 2017 (968 millions de DH) pour les sorties effectuées au cours des 10 dernières années».

Le montant des sorties des 3 dernières années qui se chiffre à 2 milliards de DH est supérieur à celui atteint par la 3e génération de fonds qui se chiffrait à 1 milliard de DH entre 2012-2016. Les fonds ont pour leur part réalisé 122 actes de désinvestissements l’année dernière principalement auprès des industriels et du marché secondaire soit 60% des montants désinvestis.

L’investissement a atteint 765 millions de DH dans 9 PME et 4 entreprises qui ont représenté des réinvestissements. «A ce jour, ce sont plus de 210 entreprises qui ont reçu un montant global d’investissement en capital de 15,3 milliards de DH», précise l’association dans son rapport annuel. Si les fonds restent globalement généralistes, le secteur industriel s’arroge encore la première place avec 34% des investissements réalisés en 2019. Il est  suivi de celui des services et transport qui arrive en seconde position avec 25% des investissements. Sur le plan géographique, les régions de Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra concentrent plus de 85% des investissements.

Par catégorie, l’Amic affirme que 93% des montants investis par les fonds de 4e génération ont été opérés dans des entreprises en phase de développement. A peine 6% sont injectés dans des opérations d’amorçage et risque. Ceci dit, l’association relève une augmentation significative du nombre de deals de plus de 100 millions de DH entre les 3es et  4es  générations de fonds de 13 à 23% ainsi que des transactions entre 10 et 20 millions de DH de 10 à 19%.

Même la taille des fonds a permis de doubler en deux générations les tickets moyens d’investissements pour le développement, la transmission et le retournement les faisant passer de 43 millions de DH entre 2006 et 2011 à 92 millions de DH entre 2017 et 2019. Le ticket moyen pour les entreprises en phase d’amorçage/risque est lui à 8 millions de DH.

M.A.B.

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