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Analyse

Balnéaire: Le Maroc sur le marché international dès 1965

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5705 Le 25/02/2020 | Partager
Avant cette date, l’offre répondait surtout à un besoin interne
Comment la destination Agadir a évolué

En 1965, le tourisme balnéaire concernait quelques petites stations limitrophes des plaines occupées par les colons (My Bousselham et Oualidia) ou à proximité des grandes capitales. C’est le cas des plages au sud de Rabat ou au Nord de Mohammedia qui gardent encore aujourd’hui des noms hérités de l’époque (sable d’or, val d’or, Mannesmann…).

Ces stations très simples dans leurs aménagements (cabanons en bois) répondaient à un besoin interne et non à celui du tourisme international.

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Le développement touristique a concentré les établissements hôteliers dans trois zones de la ville d’Agadir, soit le centre urbain, le nouveau Talborjt et évidemment, le secteur touristique et balnéaire (Ph. L’Economiste)

La situation change et le Maroc fait officiellement son entrée sur le marché du tourisme international dans les années 60. La création du ministère du Tourisme en 1965, de même que les investissements massifs de l’état dans le secteur touristique pour la période 1965-1967 (6,4% du budget) créent les bases pour que le Maroc devienne une destination touristique très fréquentée.

Le ministère du Tourisme développera durant cette période les ZAP (zones à aménagement prioritaires). Ces zones constituent des endroits privilégiés où l’on entend concentrer le développement touristique. On retrouve notamment dans les ZAP «la station balnéaire d’Agadir».

La fin des années 70 verra une diminution marquée des investissements du gouvernement dans le secteur touristique, et ce jusqu’au début des années 90. C’est le secteur privé qui prit le relais. Comme nouveauté, on verra dans le plan 1981-1985 que beaucoup d’énergies seront mises en avant pour les «résidences touristiques, qui répondent davantage aux besoins du tourisme national».

Le tourisme de masse commença à déferler sur le Maroc surtout des européens, qui voulaient un produit spécifique. Cela eut pour conséquence l’aménagement de la côte Nord et la relance de Tanger.

Parallèlement, le plan d’aménagement d’Agadir prévoit de faire de cette ville nouvelle un centre de services pour la région mais aussi une ville touristique. Chaque quartier de la ville a une fonction définie. Le centre urbain sera le cœur de la ville nouvelle, le quartier administratif, l’emplacement des différents gouvernements, le quartier du nouveau Talborjt, le centre économique et le secteur touristique balnéaire de Founty, le lieu des activités touristiques.

Pour ce nouveau développement touristique, la Sonaba (Actuelle SMIT) a procédé à l’expropriation du foncier touristique et dont un des objectifs était de réaliser la mise en valeur de la Baie d’Agadir et de faire un développement touristique intégré à l’environnement humain et naturel.

Le développement touristique a concentré les établissements hôteliers dans trois zones de la ville d’Agadir, soit le centre urbain, le nouveau Talborjt et évidemment, le secteur touristique et balnéaire. La concentration littorale et ses effets tendent à réduire la durabilité du développement.

En effet, cette concentration littorale a posé de sérieux problèmes de déséquilibres régionaux et environnementaux (bétonnage et dégradation des plages, pollution des côtes …). La ville d’Agadir et ses environs ne dépasse pas les 40.000 lits en potentiel de développement dont 17.000 sont au niveau du resort balnéaire de Founty.

Fin des années 1990, le nouveau plan baptisé «Azur» a été mis en place, il prévoyait le développement de 6 stations avec comme objectif le développement de 100.000 lits touristiques. A ce jour, l’on peut dire que seuls Agadir et Tanger peuvent se targuer de disposer d’un produit balnéaire.

A.E.

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