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    International

    Algérie, la résilience d’une contestation

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5704 Le 24/02/2020 | Partager
    Le premier anniversaire du Hirak mobilise des milliers de citoyens
    Une situation fragile face aux troubles de la région
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    Un an après le lancement de la contestation en Algérie, la mobilisation semble aussi intense que le premier jour malgré les réserves d’une certaine tranche de la société  (Ph. AFP)

    Le 22 février 2019, les Algériens, excédés par l’annonce du président Abdelaziz Bouteflika, profondément diminué par la maladie, de briguer un 5e mandat, descendaient en masse dans les rues des grandes villes, notamment à Alger où toute manifestation est pourtant interdite.

    Une mobilisation, sans précédent, va suivre  durant six semaines, à contre-courant de tous les clichés sur un prétendu immobilisme de la société algérienne. Elle fera plier le régime ainsi que le haut commandement de l’armée en obtenant la démission de Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans.

    Loin de se contenter de cette victoire, le mouvement désormais appelé «Hirak» va exiger une véritable rupture avec les institutions en refusant que le processus de démocratisation soit poursuivi par le pouvoir en place. La résilience de la contestation n’empêchera toutefois pas l’organisation des présidentielles et l’élection d’Abdelmajid Tebboune, un  ancien fidèle d'Abdelaziz Bouteflika, malgré une abstention record (plus de 60%).

    Pour le premier anniversaire du Hirak,  les Algériens sont descendus, samedi 22 février, par milliers dans la rue pour une piqûre de rappel à l’intention du pouvoir en place. «Non au pouvoir militaire, État civil et non militaire», était-il inscrit sur une grande banderole, en référence à l'autorité exercée de façon opaque par le haut commandement militaire sur le pouvoir civil depuis l'indépendance du pays en 1962. La réaction ferme des forces de sécurité  ne s’est pas faite attendre, dès que les manifestants ont tenté de se diriger vers le palais d'El Mouradia, le siège de la présidence dans la capitale algérienne.

    Cordon des forces de la police antiémeute et usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour bloquer et repousser la marche, qui s’est replié sur l'esplanade de la Grande Poste en scandant le slogan phare du 1er anniversaire du Hirak: «Nous ne sommes pas venus faire la fête mais nous sommes venus vous faire dégager.»

    Des manifestations de même envergure se sont déroulées à Constantine, Oran ou encore Annaba. Une mobilisation massive qui sonne comme un démenti à un prétendu essoufflement du mouvement de la contestation. Une situation que même une partie de la population appelle de son vœu  par crainte de risques d’instabilité qu’induirait  une protestation prolongée.

    Des craintes partagées également par certains partenaires étrangers de l’Algérie inquiets de voir le pays fragilisé dans un environnement régional volatil  entre la crise libyenne et les troubles au  Sahel. Les uns comme les autres sont prêts à accorder le bénéfice du doute au pouvoir actuel.

    A.Bo

     

     

     

     

     

     

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