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Algérie: Le «Hirak», un an après

Par L'Economiste | Edition N°:5703 Le 21/02/2020 | Partager
Le 22 février, les Algériens marqueront le 1er anniversaire du mouvement
Les promesses du nouveau président

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune «réclame du temps pour opérer le changement radical promis en matière de fonctionnement de l’Etat». Il l’a fait savoir dans un entretien au quotidien français Le Figaro publié jeudi 20 février, au moment où les Algériens célébreront le 22 février le 1er anniversaire du «Hirak». Ce mouve­ment de contestation qui avait poussé Abde­laziz Bouteflika à démissionner après vingt ans de règne.

Après son élection, le chef de l’Etat qui a «tendu la main au Hirak pour bâtir une Algérie nouvelle», assure avoir fait des «ré­formes politiques, et notamment de la révi­sion de la Constitution, sa priorité». Dans la rue, «les choses commencent à s’apaiser», assure encore le président.

Pour lui: «Le Hirak a obtenu pratiquement tout ce qu’il voulait: le départ de Bouteflika, des figures de l’ancien système et l’arrestation de diri­geants ou hommes d’affaires soupçonnés de corruption... ». Il assure également dans cette interview vouloir «réformer l’économie, qui souffre du faible cours des hydrocarbures et de l’importation débridée, génératrice de surfacturation, une des sources de la corrup­tion…».

Aujourd’hui, le «Hirak» s’interroge sur son avenir. Les foules sont certes moins denses qu’au printemps 2019, mais la mo­bilisation reste forte. Pour de nombreux experts, le mouvement demeure «confron­té aux risques d’essoufflement face à un régime qui semble avoir repris la main».

Informel, non structuré, agrégeant autour de deux mots d’ordre: «Silmyia» (pacifique) et «Qu’ils partent tous!», il entre dans sa 2e année avec de nombreuses questions auxquelles il doit répondre rapidement. L’élection du nouveau chef de l’Etat paraît avoir enterré la principale revendication du «Hirak» à savoir: «la fin du régime au pou­voir depuis l’indépendance en 1962 et une transition vers des institutions nouvelles».

La vague de protestation qui a touché plusieurs pays témoigne d’une «foi renouvelée dans le pouvoir des citoyens et des citoyennes…», mentionne Amnesty International dans son rapport sur la situation des droits humains en 2019 dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. En Algérie, «les autorités ont réprimé les manifestations en procédant à des arrestations massives et en engageant de nombreuses poursuites judiciaires…», est-il écrit dans le rapport.

Aussi, «des orga­nisations de défense des droits des femmes se sont mobilisées dans le cadre du Hirak et ont réclamé la fin de toutes les formes de violence liée au genre et l’abrogation du code de la famille, qui est discriminatoire à l’égard des femmes dans les domaines de l’héritage, du mariage, du divorce, de la garde des enfants et de la tutelle».

«Les relations sexuelles entre personnes de même sexe étaient toujours passibles de sanctions pénales. Le droit de constituer des organisa­tions syndicales était soumis à des restric­tions injustifiées. Des condamnations à mort ont été prononcées et aucune exécution n’a eu lieu…», est-il indiqué.

Procès

Le procès en appel en Algérie d’anciens dirigeants politiques (dont deux ex-Premiers ministres du président déchu Abdelaziz Bouteflika et de grands patrons, condamnés pour corruption) a été reporté au 26 février prochain (cf. notre édition N° 5697 du 13/02/2020). L’Algérie est en proie à de graves difficultés économiques et sociales liées à la chute des prix des hydrocarbures, qui représentent l’essentiel de ses recettes à l’exportation. Conséquence, les réserves de changes ne cessent de baisser depuis 2014 et pourraient même s’épuiser à l’horizon 2022.

F. Z. T. avec agences

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