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Régions

Meknès-Programme intégré d’appui aux entreprises: Le réservoir des crédits s’ouvre aux jeunes

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5703 Le 21/02/2020 | Partager
Une initiative de la CGEM et l’Université Moulay Ismaïl
Forte mobilisation des banques, Anapec, et étudiants
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«Donner de l’espoir aux jeunes porteurs de projets de la région et mieux les servir… sur­tout en bons de commandes et en crédits», promet Aziz Fertahi, président de la CGEM Meknès-Ifrane (Ph. YSA)

Une idée, un projet, et une signa­ture sous l’impulsion royale… et voilà la dynamique est enclenchée un peu par­tout au Maroc. Hier, c’était au tour de la capitale ismaïlienne de s’inscrire dans ce processus. En effet, les responsables de la CGEM Meknès-Ifrane et l’Université Moulay Ismaïl (UMI) ont co-organisé, ce 20 février 2020, une journée de réflexion sous le thème: «Programme intégré d’ap­pui et de financement des entreprises: Mise en oeuvre et perspectives».

Deux symboliques sont à retenir: celle du lieu, Meknès qui concentre le taux de chômage le plus élevé de la région (plus de 16%), et celle de la date qui a coïncidé avec le 9e anniversaire du mouvement du 20 février (2011). Certes, 9 ans plus tard, les inégalités interrégionales sont encore pal­pables, mais la volonté du changement est là, s’installe et se confirme. D’où d’ail­leurs la forte participation des jeunes à cette journée «sous le signe de l’espoir», disent-ils.

Conscient de l’importance de l’ins­tance patronale dans la mise en oeuvre de ce «chantier national», Aziz Fertahi, président de la CGEM Meknès-Ifrane, a réitéré la promesse du président national, Chakib Alj, de «contribuer activement» dans la première commande des jeunes auto-entrepreneurs.

Selon lui, «cette contribution établira une relation de confiance entre universités, jeunes entre­preneurs et patronat». «Il ne s’agit pas d’une nouvelle forme de rente… mais plutôt une faveur apportée aux jeunes, suite à une longue réflexion, dans le but de créer des entreprises, des emplois et de la richesse dans tous les secteurs confon­dus», argue Fertahi.

Devant les représentants des princi­pales banques de la place, ce dernier s’est voulu rassurant. D’autant plus que ce programme profite d’un soutien royal et des administrations de l’Etat (gouverne­ment, autorités locales, élus, etc.). Dans l’optique d’alléger les «premières charges d’exploitation» du jeune entrepreneur bé­néficiaire du programme «Intelaka», la CGEM promet de payer ses commandes à la livraison et sans aucun délai. Il s’agit ainsi d’un ordre d’achat plafonné à 50.000 DH, avec 30% d’acompte et un paiement cash, comme annoncé par Alj.

A travers cette initiative, qui sera maté­rialisée par la signature d’une convention multipartite, la CGEM accompagne les jeunes entreprises bénéficiaires du pro­gramme Intelaka en apportant 1 milliard de DH de chiffre d’affaires sur tous les secteurs d’activités biens et services, une répartition équitable sur les 12 régions du Royaume et une trésorerie cash de 300 millions de DH.

«Nous aspirons à atteindre deux objectifs. Le premier consiste à donner un coup de pouce aux bénéficiaires du programme intégré. La deuxième aspiration tend à établir un contact constructif entre la petite et grande entreprise», insiste le patron des patrons de Meknès.

Et de poursuivre: «Les 90.000 entreprises de la CGEM sont appelées à accompagner les petites entre­prises et jeunes porteurs de projets dans le développement de leur activité». Des propos vivement applaudis par les jeunes étudiants de l’UMI, «encouragés par le taux d’intérêt faible, et sans garantie, à l’initiative du Roi… du jamais-vu», a félicité le président de l’Union patronale de Meknès-Ifrane.

Même son de cloche auprès de Hassan Sahbi, président de l’UMI, pour qui «l’Université de Meknès a noué des relations de partenariat avec la CGEM qui prévoit l’organisation de séminaires, stages et encadrement des jeunes».

Avec 75.000 étudiants, l’UMI enregistre un taux de déperdition de plus de 47%, «mais grâce à la nouvelle ini­tiative, ces jeunes pourraient se convertir dans l’entrepreneuriat». Pour y parvenir, «de nouvelles formations dans le mana­gement et l’entreprise seront lancées dans le cadre du Bachelor», conclut Sahbi.

Promotion de l’investissement

Les dirigeants des banques, universités et CGEM de Meknès veulent créer une dynamique de promotion de l’investissement et des activités géné­ratrices de revenu. Objectif, protéger l’entrepreneur qui opère, actuellement, dans un contexte marqué par la dominance de l'informel. La rencontre du 20 février était aussi une occasion pour mettre en exergue les différents méca­nismes qu'il faut adopter pour réaliser les résultats escomptés. Signalons enfin qu’il a été procédé au lancement d’un appel à projets pour la création d’entreprises au sein de la faculté des sciences juridiques de Meknès, avec l’appui de l’Anapec, la CGEM et différents partenaires.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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