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Chronique

World Economic Forum: Du dialogue aux engagements

Par Jawad KERDOUDI | Edition N°:5702 Le 20/02/2020 | Partager

Jawad Kerdoudi est président de l’IMRI (Institut marocain des relations internationales) (Ph. JK)

De plus en plus conscient des im­portants changements dans le monde, le World Economic Forum s’est progres­sivement ouvert à la société civile et à la jeunesse. C’est ainsi que pour sa 50e édition qui a eu lieu du 20 au 24 janvier 2020, il a invité pour la deuxième fois l’activiste du changement climatique Gre­ta Thunberg et l’Américain Micah White l’initiateur du mouvement «Occupy Wall Street».

Aujourd’hui, la contestation de l’ordre établi ne se conçoit plus seulement de l’extérieur, mais à l’intérieur même des pays avec la multiplication des soulève­ments populaires un peu partout dans le monde.

Le Forum de Davos a également évo­lué sur le plan idéologique en prenant en compte l’ensemble des enjeux planétaires et en ne limitant pas l’économie aux no­tions de croissance et de rapports géopolitiques stricts. Outre le dé­veloppement des inégalités, il y a lieu de constater que la mobilité sociale est également en panne.

L’idée maîtresse qui a surgi pen­dant le Forum est l’urgence d’une économie plus inclusive et du­rable dans un monde devenu de plus en plus complexe. Le Forum veut se focaliser sur les enjeux systémiques de la planète, en pri­vilégiant l’action collective car les problèmes actuels ne peuvent plus être résolus par les gouver­nements seuls.

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L’activiste suédoise du changement climatique Greta Thunberg (au centre) lors d’une manifestation de jeunes «Vendredi pour l’avenir» dans une rue de Davos le 24 janvier 2020 en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF). C’est la deuxième fois consécutive que le Forum a invité l’activiste à Davos dans la ligne droite de sa politique d’ouverture vers la société civile et la jeunesse (Ph. AFP)

Le Forum a également évo­lué sur le plan méthodologique. Dépassant le stade du dialogue, il veut parvenir à celui de l’enga­gement. D’où la mise en oeuvre de plateformes ouvertes à tous les acteurs: gouvernements, en­treprises, collectivités, ONG et même particuliers. C’est ainsi que la plateforme «Up Link» a pour objet de trouver des idées innovantes pour une économie plus durable et responsable.

Les parties prenantes dans cette plate­forme doivent débattre de la promotion des idées et de leur financement. La pla­teforme «Manifesto» poursuit le même objectif d’inclusivité et de durabilité. La plateforme «Light House Projects» vise à des engagements fermes de la part des participants en vue d’aboutir à des impacts agrégés de toutes les parties prenantes.

La plateforme «Public-Privé» a pour ambition de procurer dans une décennie à un milliard de personnes, les outils et les compétences pour s’intégrer dans la 4e révolution industrielle. Cette plateforme est destinée principalement aux jeunes pour leur permettre de trouver un emploi. Elle prévoit également une proposition concrète: planter un trillion (un milliard de milliards) d’arbres.

Au­jourd’hui, nous assistons à l’évolution du World Economic Forum tant sur le plan idéologique que méthodologique. Il est certain que les deux grands problèmes que vit le monde actuel sont l’urgence climatique et le partage équitable des richesses. Il faut espérer que des résultats concrets ressortent des plateformes créées par le Forum.

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Longtemps considéré comme un «Club de riches»

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Le World Eco­nomic Forum a été créé par l’économiste allemand Klaus Schwab en 1971 à Davos (Suisse) sous forme de «Sympo­sium européen de management». Pen­dant longtemps il a été considéré comme un «Club de riches» et un promoteur du libéralisme et de la mondialisation. Son objectif principal était de faire dialoguer les responsables poli­tiques et économiques.

Cependant, en 2020 le monde a beaucoup changé: la population mondiale est pas­sée de 3,7 milliards de personnes en 1971 à 7,7 milliards, dont plus de la moitié utilise internet. Le monde est devenu fragmenté et multipolaire avec de nombreux conflits régionaux, l’expansion des inégalités, du terrorisme et de la migration clandestine.

De nouveaux acteurs sont apparus dont la Chine qui est actuellement la deuxième puissance économique mondiale. La menace la plus importante est le réchauffement climatique avec la multiplication des incendies spectaculaires, la sécheresse, la fonte des neiges et la montée des océans.

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