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Génération Green 2020-2030: L’élément humain au centre de la stratégie

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5699 Le 17/02/2020 | Partager
Classe moyenne de 400.000 ménages et création de 350.000 emplois
Doublement du PIB agricole à 250 milliards de DH à l’horizon 2030
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Aziz Akhannouch: «Al Jayl Al Akhdar place l’élément humain au centre de la politique agricole sur la prochaine décennie. Elle ambitionne l’émergence d’une classe moyenne agricole forte de 400.000 ménages et la stabilisation du niveau de vie de 690.000 autres ménages» (Ph. L’Economiste)

Tournant décisif dans le secteur agricole. La nouvelle stratégie, baptisée  «Génération Green 2020-2030», présentée jeudi dernier devant le Souverain, place l’élément humain en tête des priorités. Ceci, en parallèle de la poursuite de la dynamique du développement du secteur. «Ce sont là les deux fondements de la nouvelle stratégie», souligne le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch. 

Dans le détail, il s’agit de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de classe moyenne agricole. En permettant à 400.000 ménages d’y accéder et de stabiliser 690.000 autres ménages.

A cette fin, quatre piliers seront déployés. A commencer par l’amélioration des revenus des agriculteurs, la généralisation de l’assurance agricole et la mise en place d’un cadre spécial de protection sociale de l’agriculteur. De sorte qu’à l’horizon 2030, il n’y aurait plus de différence entre le Smig et le Smag (salaire minimum agricole).

L’émergence d’une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs se fera à travers la mobilisation et la valorisation de 1 million d’hectares de terres collectives et la création de 350.000 emplois. D’où d’ailleurs l’intitulé de la nouvelle vision: Al Jayl Al Akhdar.

Parallèlement, un effort particulier sera déployé en ce qui concerne le renforcement de l’organisation professionnelle. A l’ordre du jour, il est question de procéder au «lancement d’une nouvelle génération d’organisations agricoles plus innovantes», est-il précisé.

Ces dernières permettront de multiplier par 5 le taux de regroupement et donc de représentativité. Du coup, le rôle des interprofessions agricoles sera renforcé et leur indépendance accru via la promotion de nouveaux modèles de coopératives et la structuration des chaînes de production. De nouveaux mécanismes d’accompagnement seront également instaurés ou renforcés. Au moins 2 millions d’agriculteurs seront connectés à des plateformes de services digitaux.

La consolidation des filières agricoles en vue de doubler le PIB agricole, pour atteindre 200 à 250 milliards de DH à l’horizon 2030. A la même échéance, la valeur des exportations marocaines devrait s’établir entre 50 et 60 milliards de DH.

Sur le marché local, la distribution sera améliorée, notamment à travers la modernisation de 12 marchés de gros et de souks, et ce en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et les collectivités territoriales. La même attention sera accordée à l’abattage des viandes rouges.

Pas moins de 120 abattoirs modernes seront agréés et soumis au contrôle de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa). L’objectif est d’assurer des produits conformes aux normes et standards internationaux, en faisant des viandes marocaines un gage de qualité.  

La question de l’eau demeure également fort présente dans la nouvelle stratégie. La réalisation du Plan national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 sera accompagnée d’autres mesures ciblant la transition vers les énergies renouvelables et l’amélioration des techniques de conservation des sols.

                                                                       

Approche participative pour la forêt

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La nouvelle stratégie, «Forêts du Maroc», présentée par le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, devant le Souverain s’articule autour de quatre axes. Le 1er vise la création d’un nouveau modèle basé sur une approche participative associant les populations à la gestion forestière. Avec à la clé la création de 200 organisations locales.
Le 2e axe ambitionne de favoriser l’investissement privé sur une superficie de 120.000 hectares et l’aménagement de 10 parcs nationaux. Alors que le 3e axe cible la modernisation des métiers forestiers, via la création de pépinières forestières et l’introduction de l’outil numérique. Enfin le dernier axe institue la création de deux agences de gestion de la propriété forestière et des parcs nationaux ainsi que par la qualification des ressources humaines et la mise en place d’un pôle de formation et de recherche.

A.G.

 

 

 

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