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Régions

Casablanca: Les ambulanciers activent la sirène

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5697 Le 13/02/2020 | Partager
Grève ce jeudi 13 février devant le siège de la wilaya
La commune planche sur un nouveau cahier des charges pour la profession
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Les ambulanciers observent une grève aujourd’hui jeudi 13 février devant le siège de la wilaya à Casablanca. Ils protestent contre le nouveau cahier des charges qui sera voté par les élus de la commune urbaine de Casablanca ce vendredi 14 février (Ph. L’Economiste)

La perspective de réglementer le secteur du transport sanitaire et funéraire provoque une levée de boucliers chez les professionnels. Les ambulanciers organisent aujourd’hui jeudi 13 février un sit-in devant la wilaya de Casa-Settat. Ce débrayage intervient alors que la commune urbaine de Casablanca (CUC) s’apprête à adopter un nouveau cahier des charges ce vendredi 14 février.

Objectif: organiser un secteur où plus de 80 entreprises (et 170 véhicules) exercent pratiquement dans «le chaos et l’informel en l’absence de réglementation», de l’avis même des professionnels. «Il est temps de mettre un terme à ce flou qui dure depuis les années 80», explique Abdelhamid El Mouadden, président de l’Association nationale des services d’ambulance et d’assistance. Ce dernier a proposé une série d’amendements à ce projet d’arrêté qu’il a adressé au service concerné à la CUC.

Parmi les clauses qui suscitent l’ire des professionnels, figure notamment la concession de 5 ans. «Si cette clause est adoptée, elle va tuer l’investissement», poursuit-il, en proposant à la place une autorisation d’exploitation définitive, un agrément ou une autorisation de 10 ans au moins. «Dix ans est un minimum pour pouvoir investir dans les équipements et le matériel sanitaire, sachant qu’un véhicule dans les normes coûte en moyenne 500.000 DH», affirme El Mouadden.

Autre clause qui soulève des inquiétudes chez les professionnels, celle qui stipule que l’âge du véhicule utilisé comme ambulance ne doit pas excéder les 5 ans, sachant que plus de 50% du parc existant dépasse les 20 ans. D’ailleurs, sur un total de 170 véhicules, seuls 70 environ répondent aux normes.

De surcroît, seulement 10% des ambulanciers disposent d'une carte de secourisme. Faible taux d’équipement, pratiques illégales, hétérogénéité des critères d'attribution des licences, faible niveau de formation du personnel... L'anarchie du secteur bat son plein. N'importe quelle personne peut exercer le service ambulance et mortuaire et aucune qualification n'est exigée.

«Nous sommes pour l’organisation du secteur, mais en concertation avec les professionnels», tient à préciser le président de l’Ansam. Ce dernier propose entre autres de réglementer les tarifs selon les types de transports (ambulance simple, paramédicale ou avec présence d’un médecin) et de les afficher obligatoirement à l’intérieur du véhicule.

Pour El Mouadden, la formation du personnel (chauffeurs, brancardiers et aides-soignants) est un must. «Outre la carte professionnelle, les ambulanciers doivent justifier d’un certificat d’aptitudes physiques, une attestation de formation aux premiers secours et d’au moins une  formation de 50 heures dispensée par un hôpital public».

Pour l’heure, il n’en est rien! Les ambulanciers continuent de faire la loi dans l’impunité: tarifs à la tête du client, problèmes de compétences, d’hygiène, conduite dangereuse…

Aziza EL AFFAS

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