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Régions

Fès/Parkings: Haro sur les contrevenants récidivistes

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5697 Le 13/02/2020 | Partager
Amendes, mise en fourrière, vandalisme… le détail de l’arrêté communal
Le projet de la «plage de Fès» approuvé sous une nouvelle forme

Quatre ans après son élection, Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès, a tenu l’une des plus «pauvres» sessions de son conseil. Session marquée surtout par un nombre réduit de points à voter: «13 en tout et pour tout».

Du jamais-vu pour l’élu PJD qui promettait, lors de sa campagne, des projets d’envergure pour la capitale spirituelle. Ceci étant, les élus ont adopté «l’arrêté organisationnel relatif aux contraventions du service de stationnement». L’Economiste revient sur les principaux projets approuvés le 6 février dernier.

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■ «Nos sessions se déroulent dans la sérénité et le respect», insiste El Azami
Un bon point dans la gouvernance de Driss El Azami El Idrissi est que «toutes les sessions du Conseil de la ville se déroulent dans la sérénité, la discussion constructive et le respect mutuel», y compris lorsqu’il s’agit de points contestés par l’opposition. Et justement, la session du mois de février n’a pas fait l’unanimité. En fait, la révision de l’arrêté communal relatif à la location des salles sportives a provoqué l’ire des élus du PI. En tête, Abdelkader Slassi qui contestait «la révision à la hausse de la tarification de 50 DH de l’heure à 70 DH pour les associations et les individuels». «Situées dans leur majorité dans des quartiers pauvres, ces salles devraient s’ouvrir à la jeunesse désœuvrée à un prix symbolique», estime  l’ancien délégué du ministère de la Jeunesse et des Sports, également ancien président de l’arrondissement de Zouagha. A noter que la commune a rehaussé la tarification pour les associations opérant sous l’égide de la fédération royale (de 100 à 150 DH/heure), les associations professionnelles (de 150 à 200 DH/heure) et les écoles privées (de 300 à 400 DH/heure).

■ La validation de la SDL du stationnement traîne toujours
 Défendue bec et ongles par le premier élu de la ville de Fès, la validation de la société de développement local relative à la gestion (SDL) du stationnement, dite «Fès Parkings SA», traîne toujours. En fait, le ministère de l’Intérieur ne cesse d’apporter des corrections à la copie de Driss El Azami El Idrissi. L’essentiel pour le département de Abdelouafi Laftit est de ne rien laisser au hasard. «Nous voulons faire de cette expérience un modèle irréprochable», tempère le maire. Pour y parvenir, les élus ont approuvé un nouvel arrêté organisationnel se référant à la société créée en juillet dernier. «Cet arrêté détermine les contraventions des usagers et les amendes y afférentes… Le contrôle du service public de stationnement sera confié à des contrôleurs assermentés», explique-t-on. Et de préciser: «Le contrevenant devrait payer 50 fois le tarif du stationnement dans un délai n’excédant pas 48 heures». Passé ce délai, une amende de 2 DH/heure supplémentaire est appliquée. A noter que «les véhicules abandonnés durant 7 jours, ou stationnés dans des zones interdites ou dangereuses, sont mis en fourrière. Idem pour les voitures des contrevenants récidivistes», lit-on sur l’arrêté communal. Signalons que les actes de vandalisme perpétrés sur les équipements et matériels de la SDL seront sévèrement punis. Autre précision, cet arrêté sera valable dès sa publication au Bulletin officiel. 

■ Pigeons, sécurité et investissement… au menu
Le marché des pigeons de Bab El Guissa devrait être déployé ailleurs. La raison de ce changement d’adresse est l’aménagement des parkings de la médina. Projet estimé à plus de 400 millions de DH et qui prévoit l’aménagement de 8 aires de stationnement moderne facilitant l’accès à l’ancienne cité. Pour le cas des parkings de Bab El Guissa et Oued Zhoune, outre le redéploiement du marché de pigeons ailleurs, le processus d’expropriation est lancé. C’est le cas pour un terrain de 6.000 m2, mitoyen du riad Arabesque. Ici, il a été procédé à la démolition d’une piscine surplombant la médina, l’allée des amoureux, outre une salle et un jardin. Sous prétexte qu’il s’agit d’un projet jouissant d’une «carte blanche», ses initiateurs n’ont pas respecté le processus d’expropriation pour entamer les travaux. Résultats: la démolition d’équipements estimés à plus de 5 millions de DH. Contacté par L’Economiste, Khaled Benamour, propriétaire du riad, se dit «consterné par cette situation», affirmant «qu’il y a des discussions positives avec les autorités locales afin de rétablir la situation». Surtout que le parking mitoyen de son riad ne donne aucun accès direct à la médina. Sur un autre registre, la mairie a confié son annexe administrative de Doukkarat aux services sécuritaires. Enfin, la Ville a donné son aval pour la «création d’un complexe d’animation aquatique» de 10 ha, par la société Zhipo Maroc Sarl. Faut-il souligner que ce projet rappelle celui de «la plage de Fès».

                                                                       

«Faire la fête» en silence

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Si depuis 2004, les salles de fêtes de Fès ne sont pas autorisées à déranger leurs voisins au-delà de minuit. El Azami vient d’instaurer de nouvelles règles. En effet, selon un nouvel arrêté organisationnel, ces salles s’ouvrent désormais uniquement à la célébration des fêtes familiales. Aussi, elles doivent respecter une distance de 200 mètres des mosquées, cliniques et quartiers résidentiels à forte densité. Leur autorisation sera délivrée par le CRI et selon de nouvelles conditions. Celles-ci se réfèrent à l’assurance, les conditions de sécurité, les issues de secours et d’hygiène au sein de la salle, les parkings… entre autres. A noter que la sonorité interne ne doit pas dépasser 100 décibels (50 décibels à l’extérieur de la salle). Et à partir de minuit, les haut-parleurs doivent être à l’arrêt. «La fête pourrait se poursuivre en silence». Enfin, toutes les salles en exercice actuellement ont un délai de 90 jours pour se conformer aux nouvelles règles.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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