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    Justice

    Affaire CDG-CGI: Anass Alami et Ali Ghannam font appel

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5696 Le 12/02/2020 | Partager
    Les deux ex-DG de la holding contestent la sentence
    «Je suis convaincu de leur innocence», insiste Me Ouahbi

    La défense des ex-DG de la CDG et de la CGI n’a pas attendu l’expiration du délai accordé par le juge pour déposer un recours dans l’affaire de Madinat Badis d’Al Hoceïma (dossier N° 5-2623/2017). Ce qui promet une 2e phase du procès encore plus longue, et surtout un nouvel épisode pour les accusés.

    Condamnés à un an de prison ferme et une amende de 5.000DH chacun, Anass Houir Alami et Mohamed Ali Ghannam ont contesté la sentence prononcée, le 4 février dernier. «C’est un appel que nous faisons automatiquement. Car, nous considérons que Mr Alami et Mr Ghannam sont innocents et n’ont commis aucun délit», a déclaré à L’Economiste, Me Abdellatif Ouahbi, avocat des ex-hauts cadres de la holding.

    Pour rappel, Alami et Ghannam étaient poursuivis, avec 25 autres accusés, pour des chefs d’inculpation assez lourds: «constitution de bande criminelle, faux et usage de faux, et dilapidation des deniers publics» (article 530 du code pénal).

    Ils risquaient des peines allant de 5 à 20 ans de prison ferme. Mais finalement, à l’issue des plaidoiries et des délibérations, la Chambre des crimes et délits financiers (1er degré) près la Cour d’appel de Fès a opté pour la requalification des poursuites, selon les dispositions de l’article 542 du code pénal.

    Lequel stipule ce qui suit: «Est puni des peines de l’escroquerie prévue à l'alinéa premier de l’article 540, quiconque de mauvaise foi, dispose de biens inaliénables, en fraude des droits d'un premier contractant, donne des biens "en rahn" ou usufruit, en gage ou en location ou en dispose d'une façon quelconque, et poursuit le recouvrement d'une dette déjà éteinte par paiement ou novation».

    D’où, d'ailleurs la condamnation à seulement un an de prison ferme pour Anass Alami et Ali Ghannam, assorti d'une amende de 5.000DH chacun. Les magistrats ont par ailleurs acquitté les 25 autres individus poursuivis pour les mêmes accusations.

    Rappelons que cette affaire CDG-CGI traîne à la Cour d'appel de Fès depuis plus de 5 ans. Les accusés dans ce dossier avaient été auditionnés pour la première fois le 15 octobre 2014. Déférés en état de liberté, les 27 accusés ont clamé leur innocence tout au long du procès. En tout cas, ils doivent bien préparer leur défense en appel.

    A ce titre, maître Abdellatif Ouahbi, parlementaire PAM, devrait produire de nouveaux arguments pour convaincre les juges en appel. Ses clients, Alami et Ghannam, sont poursuivis en état de liberté. Signalons enfin que c’est suite au travail de la commission mixte Intérieur-Finances, la BNPJ, l'IGF (Inspection générale des finances) et l'IGAT (Inspection générale de l'administration territoriale) que les responsables de CDG et CGI ont été appelés à la barre.

    L’affaire a été déclenchée en août 2014 suite à de nombreuses réclamations faisant état de grandes différences entre les engagements de la CGI, bras immobilier de la CDG, et les biens livrés aux clients dans le cadre de ce complexe, qui s’étend sur 50 hectares.

    Tristesse d’un ex-haut cadre

    Gorge serrée et larmes aux yeux, Anass Alami clamait, ce 4 février 2020, son innocence devant le juge principal, Mohamed Lahya. «J’occupais le poste de PDG au sein de la CDG et j’étais à la tête de 120 filiales dont la CGI, où je me présentais deux fois par an pour assister aux conseils semestriels», précisait-il. Donc, «la brique, la peinture ou les toitures qui présentaient des anomalies ne relevaient pas de ses fonctions». «Quand on travaille dans la finance, notre seul et premier capital est le capital confiance. Malheureusement, cette affaire a tout détruit. «Nous avons des familles et des enfants stigmatisés par la société et qui subissent l'opprobre à cause de ces poursuites depuis 5 ans, pour dilapidation de deniers publics, alors que nous n’avons rien dilapidé», avait confié, à L’Economiste, Alami, à l’issue des plaidoiries du 29 octobre 2019. 

    Youness SAAD ALAMI

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