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Analyse

Huile d’olive: Le Maroc dans le Top Ten des grands producteurs

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5696 Le 12/02/2020 | Partager
Avec 85.000 tonnes, le Royaume est classé 9e
L’Espagne, la Tunisie, la Turquie… la concurrence se durcit

«Le Maroc a fait un grand progrès dans l’amélioration de la qualité de l’huile d’olive et le développement d’une personnalité de l’huile d’olive marocaine, en particulier celle de Meknès issue de la variété picholine». C’est ce qu’indique Franca Camurati, experte international en dégustation d’huile d’olive.

Même son de cloche auprès de Mardochée Devico, PDG de LCM-Aïcha et président de l’UDOM, pour qui «ceci est le résultat d’un travail énorme réalisé depuis la création de l’UDOM et de l’Agropôle olivier». Les deux partenaires encouragent la production d’une huile d’olive marocaine de haute gamme au même niveau que les meilleures huiles d’olives méditerranéennes.

Résultat de cette démarche, adossé aux actions du Plan Maroc vert: notre pays a intégré le club des grands producteurs. A Meknès, le trophée Volubilis extra-vierge Maroc est devenu au fil des années un vrai outil de promotion, à l’international, de l’huile d’olive marocaine de qualité.

«Maintenant, nous devons consolider nos efforts pour généraliser cette qualité et ce potentiel qualitatif à une grande quantité d’huile d’olive produite au Maroc», estime Noureddine Ouazzani, responsable de l’Agropôle olivier ENA Meknès. Pour lui, «la valorisation du potentiel qualitatif de l’huile d’olive marocaine passe aussi par la promotion de la qualité».   

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Selon le COI, la production mondiale d'huile d'olive devrait atteindre 3.094.000 tonnes lors de la campagne 2019/20, soit 6,4% de plus que lors de la campagne précédente. Cela, malgré la baisse enregistrée chez les gros producteurs comme l’Espagne qui a enregistré -20% dus à la sécheresse dans les provinces de Jaén et Córdoba. La Tunisie, en seconde position, double sa production et détrône la Grèce avec un record de 390.000 tonnes. Les Hellènes se placent en 3e position avec l'Italie avec 320.000 tonnes d'huile d'olive (10% de la production mondiale), ce qui représente une augmentation de 45% par rapport à la campagne précédente. 5e, la Turquie qui se maintient avec 200.000 tonnes d’huile d’olive. En 6e position, le Portugal qui augmente sa production à 140.000 tonnes (+ 21,7%) suivi de la Syrie dont la production a augmenté de 20% pour cette dernière campagne. Enfin, le Maroc ferme le groupe des 8 avec une production estimée à 85.000 tonnes, soit 2,6% de la production mondiale

■ Focus sur la consommation d’huile d’olive
Au cours des deux dernières décennies, la consommation de l’huile d’olive a augmenté de 82,4% dans le monde et les prévisions pour la campagne 2019/20 sont positives. Selon le Conseil oléicole international (COI), la consommation mondiale pourrait atteindre plus de 3.094.000 tonnes en 2020 et augmenter de 6,4% par rapport à la campagne 2018/19 précédente. Cette consommation est de plus en plus orientée vers le produit de qualité. Ainsi, la production d’une huile d’olive de qualité et la promotion de la consommation sont des passages incontournables pour dynamiser le commerce de l’huile d’olive marocaine au niveau du marché international. Signalons que cette année, le monde de l’huile d’olive fête la 60e anniversaire de l’huile d’olive extra-vierge. S’agissant de la production, les dernières estimations laissent présager des augmentations en Tunisie, en Italie et en Grèce, qui pourraient atteindre 250.000 à 300.000 tonnes. Au Portugal et en Syrie, la production s’établirait entre 125.000 et 150.000 tonnes. Pour l’Espagne, les estimations font état de 1.100.000 tonnes. Avec ces données, la production mondiale en 2019/2020 pourrait être inférieure de 5% à celle de la dernière campagne, soit environ trois millions de tonnes, ce qui correspond à la demande mondiale croissante. Le problème de cette année est le prix qui ne dépasse pas 2,5 euros le kg d’huile d’olive sur le marché international.

■ Une baisse de 30% de la production marocaine

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On le sait, la production oléicole est cyclique. Au Maroc, les prévisions des opérateurs de la filière oléicole pour la campagne 2019-2020 font état d’une production de moins de 30% de la production moyenne des 4 dernières années. Ainsi, les estimations du début de la campagne prévoyaient une production de l'ordre de 90.000 à 110.000 tonnes d’huile d’olive. Cependant, les estimations de fin de campagne prévoient une baisse de 40% par rapport à la production moyenne. La production prévue  s’établit entre 80 à 85.000 tonnes. «Bien que les conditions climatiques étaient favorables, la production n’a pas atteint le record de l’année dernière. Il s'agit d'une année d’alternance normale», explique Ouazzani. Ceci étant, «le prix de l’huile reste faible et ne dépasse pas 2,5 euros le litre sur le marché international». D’où les débats ouverts ici et là sur: «l’offre excédentaire, stagnation de la demande mondiale, en particulier dans les principaux pays producteurs, y compris en Espagne, etc.». «Tous les experts d’huile d’olive se mobilisent pour promouvoir la production de la qualité et communiquer sur les bénéfices de l’huile d’olive extra-vierge, non seulement pour notre santé, mais aussi pour celle de la planète, la biodiversité, la bioénergie, l'atténuation du changement climatique…», conclut Ouazzani.

Les précisions du COI

Selon les données officielles des pays et les estimations du secrétariat exécutif du COI, la consommation mondiale pourrait atteindre 3.094.000 tonnes lors de la campagne 2019/20, ce qui représenterait une augmentation de 6,4% par rapport à la campagne précédente. La campagne 2018/19 enregistre, toujours selon des données provisoires, une consommation mondiale de 2.909.000 tonnes, soit une baisse de 4,3 % (130.000 tonnes de moins que la campagne précédente). La consommation dans les pays membres du COI s’élève à 2.009.500 tonnes, soit une baisse de 8%. Dans le groupe des pays européens, la consommation s’élève à 1.433.000 tonnes, soit une baisse de 10,2%. Les autres pays membres du COI voient leur consommation diminuer globalement de 2,2%, atteignant un total de 576.500 tonnes. Dans le reste des pays non membres du COI, la consommation sera d’environ 899.500 tonnes, soit une augmentation de 5,3% par rapport à la campagne précédente.

Youness SAAD ALAMI
 

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