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Politique

Congrès du PAM: Gros suspense à El Jadida ce week-end

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5693 Le 07/02/2020 | Partager
Plusieurs candidats au secré­tariat général en piste
Le parti attendu pour une nouvelle vision politique

Le 4e congrès du PAM démarre ses travaux aujourd’hui vendredi à El Jadida sous le thème générique de «l’immunisation des acquis sur le che­min du développement et de la justice sociale». Cette manifestation démarre par une intervention du secrétaire géné­ral sortant.

Personne ne sait s’il souhaite se représenter mais il a vécu cette res­ponsabilité comme un calvaire. Même s’il décide de rempiler, il n’aura aucune chance de l’emporter tellement son mandat a été synonyme de crise pro­fonde du parti qui l’a conduit au bord de l’implosion. Il a fallu des interventions supérieures pour qu’une réconciliation se produise et remette les choses en marche.

En tout cas, après le secrétaire général, c’est au tour du président de la commission préparatoire Samir Koudar de prendre la parole. Le programme du congrès a prévu de donner la parole aux invités du congrès, avant l’ouverture de la première séance avec la présentation des rapports moral et financier pour les discuter et les valider. L’élection des membres du conseil national sera orga­nisée samedi et la validation de la liste dans la même journée.

Compétition ouverte

Les 3.538 congressistes vont élire 351 membres du conseil national, le parlement du parti. Les autres intégre­ront cette instance sur titre, de par leurs fonctions au sein du parti. En tout cas, le nouveau conseil national se réunira di­manche matin pour choisir son président et élire le nouveau secrétaire général.

Pour l’heure, six candidats sont offi­ciellement en compétition. Il s’agit de Mohammed Cheikh Biadillah, Abdel­latif Ouahbi, Samir Belfkih, Mekki Zizi et Abdeslam Boutayeb. Le 6e candidat qui s’est déclaré, n’est autre que Hicham Seghir, président du conseil provincial d’Oujda.

Le président du conseil de la région de l’Oriental, le pamiste Abdenbi Bioui, ne semble pas avoir validé cette candi­dature. Qu’importe, ce nouveau venu en politique et notable de la capitale de l’oriental, veut tenter ses chances pour devenir secrétaire général du PAM.

D’autres candidats peuvent se déclarer lors du congrès. En tout cas, c’est la pre­mière fois que l’élection du SG soit une inconnue. Par le passé, les congressistes savaient à l’avance qui allait prendre en charge le parti. Aujourd’hui, la compéti­tion est ouverte.

Pour l’heure, celui qui part favori dans cette course n’est autre que Abdel­latif Ouahbi. Les ténors du parti sont derrière lui comme notamment Fatéma Zahra Mansouri, la présidente sortante du conseil national, Ahmed Akhchchine, ancien ministre et président de la région de Marrakech-Safi. Abdenbi Bioui est avec Ouahbi. Idem pour Fatima El Has­sani, la présidente de la région de Tan­ger-Tétouan-Al Hoceïma.

A cela s’ajoute une écrasante majori­té des parlementaires des deux chambres du Parlement qui le soutiennent. Le dernier à rallier la cause de Abdellatif Ouahbi n’est autre que Mohamed Abou­drar, chef du groupe parlementaire qui était encore avec Hakim Benchamach et Mohamed Cheikh Biadillah. Mais sen­tant le vent tourner, il a déclaré officiel­lement son soutien à la candidature de Abdellatif Ouahbi. Ce candidat favori, député et avocat de métier, ancien gau­chiste reconverti dans le PAM, affiche à qui veut l’entendre son programme poli­tique.

Abdellatif Ouahbi ne s’en cache pas: il veut que le PAM si demain il en devient le SG, se rapproche du PJD. Il ne s’en cache pas au point d’affirmer que les islamistes ont été diabolisés. Alors son ambition est clairement affichée: demain, le PAM pourrait intégrer le gou­vernement si le PJD arrive en tête.

Pour­quoi alors laisser le RNI seul négocier pour la formation d’une majorité, s’est-il interrogé lors de la conférence de presse qu’il a donnée à l’occasion de l’annonce de sa candidature. Ainsi, il s’est doté d’une plateforme politique qui place la rupture au coeur de sa candidature. Il veut couper le cordon ombilical qui lie le PAM à l’Etat. Il veut aussi prendre ses distances avec l’image qu’inspire le PAM au sein de l’opinion publique. Si Abdellatif Ouahbi place le PJD en tête de ses alliances, Hakim Benchamach voulait que le PAM se rapproche davan­tage avec le RNI.

L’autre candidat Mohamed Cheikh Biadillah qui prône le retour aux fon­damentaux du PAM. L’ancien président de la Chambre des conseillers semble le plus blindé des candidats. Et pour cause, il a été tour à tour, gouverneur, wali et ministre de la Santé. Il a également été secrétaire général du PAM entre 2009 et 2012. Pour lui, la priorité est de reto­quer le parti qui a vécu au cours de ces derniers temps une crise profonde qui a failli provoquer son implosion.

Les clans en conflit, qui s’étaient traînés en justice, se sont par la suite réconciliés sans de­voir expliquer aux militants de base, les causes de ces désaccords. Contrairement à son adversaire Abdellatif Ouahbi, la proximité avec le PJD n’est pas à l’ordre du jour. Samir Belfkih, un des jeunes dirigeants, est également candidat. Il est proche de Benchamach et de Biadillah.

Se positionner pour mieux peser

Les autres candidats qui sont en piste veulent se positionner pour mieux peser au lendemain du congrès. C’est le cas de Mekki Zizi, notable dans la région du Gharb. Idem pour Abdeslam Boutayeb qui a également annoncé sa candidature. C’est un activiste de la société civile qui vient aussi de la région d’Al Hoceïma. Avec Hicham Sghir, qui a présenté sa candidature au SG sans se référer au patron du PAM dans l’Oriental, semble vouloir créer un clash pour mieux quitter le PAM et rejoindre le RNI. Les trois sont inconnus du bataillon. Bien qu’ils n’aient pas beaucoup de chances de l’emporter, leur candidature a l’avantage de les sortir de l’anonymat. En plus, elle peut leur permettre de se positionner lors du 2e tour, en négociant une place dans le prochain bureau politique.

M.C.

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