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Economie

TIR: Les routiers menacent de faire grève

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5692 Le 06/02/2020 | Partager
Les arrestations lors des prises de drogue mettent à mal la profession
Si la drogue est cachée dans la marchandise, ce n’est pas de la faute du transporteur
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Le trafic de drogue utilise tous les moyens possibles mettant en péril les exportations marocaines vers l’Europe (Ph. Adam)

Les transporteurs routiers rassemblés sous la bannière de l’Amtri-Maroc brandissent la menace de la grève. Selon un communiqué de l’association, les membres ont décidé de suspendre leurs activités ce jeudi 6 février de 8 heures à 12 heures et le mercredi 12 février prochain de 14 heures à 18 heures.

Ils entendent protester contre la poursuite de plusieurs opérateurs dans le cas des affaires de trafic de drogue, en particulier quand cette dernière est dissimulée au sein des marchandises transportées. C’est le cas, en particulier, lors d’une récente opération menée en juillet dernier qui s’est soldée par une prise de 27 tonnes de drogue cachées dans des conteneurs métalliques et qui ont été interceptées au port de TangerMed.

La législation à revoir pour déterminer les responsabilités

Le chauffeur et le transporteur ont été soupçonnés et sont poursuivis en état d’arrestation. Pour les opérateurs, la situation est intenable, il suffit qu’un de leurs camions soit impliqué dans une affaire de drogue pour qu’ils soient poursuivis et arrêtés, alors que si la drogue est cachée au sein de la marchandise, il est techniquement impossible pour l’opérateur ou son chauffeur de s’en rendre compte, notent plusieurs professionnels du secteur, même s’ils ne nient pas l’existence de transporteurs ripoux ou noyautés par des trafiquants de drogue.

La situation est telle que, bon nombre d’entre eux se considèrent en «liberté provisoire». Il suffirait que des esprits malintentionnés ou des exportateurs sans scrupules, cachent de la drogue dans la marchandise pour que les transporteurs se retrouvent en prison. 

A noter que les textes actuels ne définissent pas les responsabilités de manière précise dans ce type de situation. Pourtant, selon les professionnels du transport, la procédure à suivre est simple: dans le cas de la découverte d’une cache aménagée dans la cabine du chauffeur, c’est à lui d’en expliquer la provenance, mais quand il s’agit d’une prise découverte au sein de la cargaison, la faute incombe à l’exportateur. Une manière de procéder que les professionnels défendent depuis une quinzaine d’années, sans succès.

Ali ABJIOU

 

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