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Economie

Nouveau modèle de développement: «Ce ne sera pas une campagne d’assainissement»

Par Franck FAGNON | Edition N°:5692 Le 06/02/2020 | Partager
Chakib Benmoussa et son équipe font un nouveau point sur leurs travaux
L’implication de tous va permettre de briser les réticences au changement
Grosses attentes sur les règles de la concurrence et la lutte contre la corruption
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Chakib Benmoussa (au milieu) et une partie de son équipe ont effectué un bilan d’étape sur le déroulement des travaux de la Commission mardi 4 février. Chaque Marocain pourra contribuer au débat en postant ses idées soit sur la plateforme web qui sera bientôt opérationnelle ou en participant aux consultations publiques qui se dérouleront un peu partout dans le Royaume (Ph. CSMD)

C’est devenu un rituel. Chakib Benmoussa, président de la commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) accompagné de Ahmed Réda Chami, Mohamed Tozy, Hakima Himmich et Driss Ksikes s’est de nouveau présenté devant les médias pour effectuer un point sur les travaux de la Commission.

Les photos des membres de la commission en immersion sur le terrain pour sonder les Marocains ou encore les images des réunions avec les partis politiques, les acteurs institutionnels... circulent en masse sur les réseaux sociaux. Les maux du Maroc sont connus, mais cette interaction avec le terrain est importante pour renforcer le diagnostic et y trouver aussi de l’inspiration.

«Si nous voulons co-construire, nous pouvons considérer que le terrain peut apporter des idées pour aller vite. Cela va aussi permettre de briser les réticences au changement», espère Benmoussa. Les visites de terrain n’ont pas seulement pour objectif de recenser les problèmes mais aussi, d’identifier les initiatives qui fonctionnent et ont besoin d’être valorisées et amplifiées.

«La Commission n’a pas vocation à prescrire un modèle de développement mais, à révéler celui qui correspond le mieux aux attentes des Marocains», insiste l’équipe de Benmoussa. Chaque Marocain pourra contribuer au débat en postant ses idées soit sur la plateforme web qui sera bientôt opérationnelle ou en participant aux consultations publiques qui se dérouleront un peu partout dans le Royaume. Ces consultations démarreront dans les prochains jours.

Par ailleurs, les organisateurs de rencontres ou conférences sur le modèle de développement pourront solliciter le label CSMD et nourrir les échanges avec la Commission. Celle-ci a désormais cinq mois pour rendre sa copie. «C’est très court comme délai pour adresser tous les problèmes. Mais, il y a des choses que nous pouvons prioriser pour restaurer la confiance», relève Ahmed Réda Chami, président du CESE.

Des discussions avec le milieu des affaires, deux attentes majeures émergent: une meilleure visibilité et une clarification des règles du jeu en matière de concurrence. En outre, il faudra apporter des réponses fortes et courageuses à la corruption et à la rente qui brident la croissance. Au-delà de favoriser le rebond de la croissance, le nouveau modèle de développement veut proposer un nouveau pacte social. Il faudra aussi du temps pour en percevoir les fruits.

«Nous avons considéré que le bon horizon de temps tourne autour 10 à 15 ans. Tous les sujets ne sont pas égaux et nous n’avons pas le temps de les adresser tous», indique Chakib Benmoussa. En outre, «il faut accepter qu’il y ait des ruptures sur certaines choses parce qu’elles ne sont pas cohérentes avec la vision et les priorités.

Il y aura un certain nombre d’inflexions par rapport à la situation actuelle mais aussi par rapport aux transformations technologique, démographique, écologique, économique qui s’opèrent au niveau mondial. Il est illusoire de réfléchir à un modèle de développement en faisant abstraction de ces éléments», poursuit le président de la Commission.

Reste à savoir si l’on bâtit le nouveau modèle de développement avec les mêmes ou si l’on injecte beaucoup plus de sang neuf pour maximiser les chances de réussite? La Commission reste très diplomatique sur la question: «S’il y a des ruptures, ce ne sera pas une campagne d’assainissement. En revanche, la question de l’Etat de droit, du traitement équitable des problèmes est importante», relève Driss Ksikes.

Un rapport de plus?

Plusieurs observateurs craignent que les recommandations de la Commission sur le modèle de développement ne finissent au placard comme de nombreux autres rapports auparavant. «La solennité qui est attachée à notre mandat a une signification importante. Avoir une démarche la plus ouverte, la plus participative possible crée aussi des conditions d’appropriation pour que de tels rapports ne soient pas considérés comme des rapports classiques qui pourraient être mis de côté», espère Chakib Benmoussa. En outre la commission n’aura pas seulement à émettre des recommandations mais va aussi réfléchir aux mécanismes qui favoriseront un déploiement efficace du modèle de développement.

F.Fa.

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