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Economie

La croissance économique à 3,7% en 2020

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5691 Le 05/02/2020 | Partager
L’atout géographique devrait attirer plus d’IDE
Formation, coût social, rigidité du marché de travail, les contraintes
Les prédictions de la BAD à moyen terme
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La BAD prédit l’amélioration de tous les indicateurs économiques à moyen terme. A condition de réduire l’impact des facteurs
défavorables

Le Maroc est crédité de perspectives favorables à moyen terme. Selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD), «la croissance du PIB réel devrait rebondir à 3,7% en 2020 et s’établir à 3,9% à partir de 2021».

La position géographique stratégique du Royaume peut servir de hub de projection pour les entreprises étrangères à la quête du marché africain. L’amendement de la loi sur le partenariat public-privé et la politique de régionalisation avancée offrent des opportunités d’investissement au secteur privé, mais la forte dépendance de l’agriculture au climat pourrait constituer un frein à la croissance.

Pour la BAD, le pays fait face à trois grands défis structurels. Il s’agit en premier lieu de l’éternel problème d’adéquation de la formation par rapport aux besoins du marché du travail. En second lieu, le coût de la protection sociale qui s’élève à 3% du PIB contre 2% dans les pays à revenu intermédiaire. Une dépense qu’il faut optimiser et rationaliser.  Enfin, «les rigidités du marché du travail doivent être assouplies pour réduire le chômage des jeunes».

Par ailleurs, l’ouverture au secteur privé des activités et services encore relevant des établissements et entreprises publics stimulerait la compétitivité et induirait un regain de productivité des facteurs travail et capital. Il en est de même d’une bonne gouvernance. Ceci est à même d’améliorer l’efficacité de l’action publique et réduirait les disparités géographiques. Et c’est à ces conditions que la barre sera redressée.

D’autant plus que la croissance économique s’est inscrite sur un trend baissier.
Avec un taux de 2,9% en 2019, la croissance du PIB réel a poursuivi sa décélération. Le stress hydrique a limité les performances du secteur agricole, qui occupe environ 46% des actifs. Le ralentissement de croissance dans la zone euro, qui compte pour 76% des échanges, avait réduit la demande adressée au Maroc.

Depuis 2013, l’élan de diversification des exportations dans les chaînes de valeur des métiers mondiaux s’est consolidé: hausse de 13% pour l’automobile, 8,2% pour l’agroalimentaire, 10,1% pour l’aéronautique et 6% pour l’électronique.

De même, la part du secteur industriel dans le PIB est demeurée quasi constante (26,1% en moyenne). De son côté, le taux de l’agriculture dans le PIB a stagné à 12,4% en moyenne, en dépit du Plan Maroc vert destiné à promouvoir l’agriculture et mieux l’arrimer à l’industrie. L’inertie de la composition du PIB reflète une faible productivité totale des facteurs dans l’agriculture et l’industrie.

Les efforts pour améliorer le cadre macroéconomique en 2019 se poursuivront en 2020 et 2021. La politique budgétaire visera à concilier la baisse des dons en provenance du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l’augmentation des dépenses sociales pour un modèle de développement plus inclusif et la nécessité d’une gestion plus rigoureuse et prudente de la dette.

Le déficit budgétaire, financé par le marché domestique, est tombé à 3,6% du PIB en 2019 et devrait atteindre 3,3% en 2021 grâce à de meilleures performances fiscales et contrôle des dépenses. La dette des Entreprises et établissements publics était estimée à 16% du PIB en 2018.

La restructuration du portefeuille de dette auprès du CCG, qui représentait 4% de l’encours du Trésor en 2018, a été accélérée pour limiter l’effet de la volatilité de ces monnaies. La dette du Trésor, estimée à 65,3% du PIB en 2018, devrait baisser à 65,1% en 2019, puis à 63,1% en 2021, sous l’effet d’une croissance du PIB réel plus robuste.

Le déficit du compte courant, 5,5% du PIB en 2018 en raison de la facture pétrolière et des importations de biens d’équipement, devrait passer de 4,6% en 2019, à 3,9% en 2020, puis à 3,7% en 2021, alors que l’inflation se stabiliserait à 1% sur la période 2019-2021.

A.G.

 

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