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Régions

Salé: Un budget décalé des ambitions de la ville

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5679 Le 20/01/2020 | Partager
Les recettes n’arrivent plus à couvrir les dépenses et engagements de la commune
Laxisme au niveau du recouvrement et de l’amélioration de l’assiette fiscale

La situation financière de la commune de Salé se trouve dans un état critique. Ceci réduira davantage la marge de manœuvre de l’équipe dirigeante conduite par le PJD.

«Plus de 90% du budget de l’année 2020 seront consacrés aux dépenses obligatoires», précise un responsable de la commune. Sur un budget avoisinant les 560 millions de DH, la commune doit régler un certain nombre de charges, à commencer par celle du personnel, pour un montant d’environ 170 millions de DH.

A cela s’ajoutent la facture du service de propreté (150 millions de DH), en plus de 40 millions au titre des dotations des arrondissements, et autant pour le remboursement du prêt FEC (Fonds d’équipement communal). Sans oublier plus de 50 millions de DH pour Redal.

La non programmation de l’ensemble des dépenses obligatoires figure parmi les arguments avancés par la préfecture pour justifier le renvoi du projet de budget 2020 à la commune sans le viser. L’on évoque également l’incapacité de la commune à honorer ses engagements pour contribuer au financement d’un certain nombre de projets structurants. Il s’agit du programme de réhabilitation et de mise en valeur de la médina de Salé, la construction du Souk Assalihine et le projet relatif aux abattoirs communaux de l’agglomération Rabat-Salé.

Pour ces projets, la commune devrait mobiliser, au titre de 2020, une enveloppe d’un montant dépassant 100 millions de DH.  A cela s’ajoutent 125 millions de DH pour compenser l’opération d’expropriation réalisée dans le cadre du projet d’extension de la ligne n°2 du tramway Rabat-Salé. Sans compter 25 millions de DH comme reliquat à régler par la commune au titre de la convention se rapportant à la réhabilitation de la ville de Salé (2014-2016).

Eu égard au volume des charges et à l’insuffisance des recettes, il est fort probable que le budget 2020 de la commune de Salé ait le même sort que celui de Rabat et de Témara, qui n’ont pas été validés et visés par leur préfecture.

Recouvrement, le grand défi  

«Certes, notre situation financière est difficile, mais tous les efforts seront déployés pour arriver à honorer nos engagements budgétaires de l’année 2020», rassure le responsable de la commune. Néanmoins, la tâche ne sera pas facile eu égard aux défis à relever en matière de recouvrement des recettes. Ces défis ont été rappelés par Jamaâ El Mouâtassim, maire de Salé, lors d’une rencontre organisée dernièrement avec les professionnels de la ville, en présence de Saâdeddine El Othmani, chef du gouvernement.
«L’Etat est fortement engagé pour contribuer au financement de la réalisation d’un certain nombre de projets au profit des habitants de la ville», a tenu à rappeler Jamaâ El Mouâtassim. «Toutefois, les moyens de la commune restent très limités pour lui permettre d’assurer sa part au financement de ces projets», regrette-t-il. Cela est dû particulièrement au non acquittement, par une grande partie des professionnels et des habitants de la ville, des taxes en citant l’exemple de celui des services communaux. «Les recettes encaissées en 2019 au titre de cette taxe des services communaux avoisinent 90 millions de DH, alors que la commune a déboursé près de 150 millions de DH, uniquement pour la collecte des déchets», précise le maire de Salé. Pour remédier à cette situation, la mobilisation de la commune et des services concernés s’impose, en vue d’engager des actions permettant de tirer profit du potentiel fiscal dont dispose une ville comme Salé, avec plus d’un million d’habitants.

Noureddine EL AISSI

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