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De bonnes sources

L’autre crise de la santé publique... l’incurie bureaucratique

Par Jihad RIZK | Edition N°:5677 Le 16/01/2020 | Partager

Le mandat du nouveau ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, donne des indices inquiétants d’inertie. Alors que plusieurs services publics y compris ceux de la sûreté nationale, multiplient les signes d’ouverture et de proximité dans le cadre des efforts de modernisation de l’Etat, ici les discours sur la simplification des démarches administratives ou la dématérialisation semblent peu mobiliser.

La réforme est pourtant urgente dans certains départements, comme la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), éclaboussée depuis plusieurs mois par de nombreux scandales. Il y a eu d’abord une histoire d’AMM (Autorisations de mise sur le marché) et d’ATU (Autorisations temporaires d’utilisation) controversées.

Il y a eu ensuite deux limogeages inexpliqués des directeurs en à-peu-près une année. Il y a eu enfin un silence injustifié sur les dessous d’appels d’offres ayant essuyé une pluie de critiques, comme pour les traitements de l’hépatite C, ou pire comme pour les antituberculeux marocains et leurs vrais ou faux risques après qu’un énigmatique communiqué produit par un département relevant du même ministère, la direction de l’épidémiologie en l’occurrence, ait lancé une bombe et semé la panique sur les effets secondaires qui leur sont associés (cf. L’Economiste du 26/11/2019).

Il faut que la situation soit très grave pour que plusieurs entreprises utilisatrices des services de la DMP y décrivent dans des témoignages à L’Economiste une ambiance cauchemardesque. Celle d’un système s’appuyant sur des oukases et autres roitelets du tampon, imbus de procédures rigides et de pouvoirs, avançant des prétextes de toute sorte pour retarder ou bloquer.

«Les délais de traitement des dossiers y sont très hétérogènes et nous n’avons pour seuls interlocuteurs sur place que des vigiles qui font barrière. Je n’ai vu cela nulle part, ni dans les communes ni dans les arrondissements de police qui se sont beaucoup humanisés. Pourquoi les démarches dans un secteur aussi stratégique que le médicament ne sont pas traitées en ligne et dans la clarté?» s’interroge, dégoûté, un chef d’entreprise qui confie multiplier lui et ses employés les navettes à la DMP depuis plus de quatre mois pour une autorisation.

Ces retours sur «l’expérience-client» ne sont pas pour atténuer une grave crise de confiance largement partagée par les Marocains lorsqu’ils jaugent les prestations de santé publique. On le sait, l’incurie bureaucratique est propice à l’opacité et conduit souvent à chercher à contourner les règles pour se simplifier la vie...

J.R.

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