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Liban: L’impasse politique se poursuit

Par L'Economiste | Edition N°:5677 Le 16/01/2020 | Partager
Les principaux partis poursuivent les tractations
La colère touche les établissements bancaires

La colère populaire s'est exprimée contre des banques au Liban, pays englué dans une crise économique et une impasse politique. Des actes de vandalisme ont été commis contre des établissements ayant adopté des restrictions de plus en plus sévères envers leurs clients, comme le rapportent les médias étrangers.

En pleine pénurie du billet vert, utilisé au Liban au même titre que la monnaie nationale, les retraits sont limités à environ un millier de dollars par mois. Et il est devenu quasi impossible d'effectuer des transferts à l'étranger. Officiellement, la monnaie libanaise, indexée au billet vert depuis 1997, garde le même taux fixe de 1.507 livres pour un dollar. Mais, dans les bureaux de change, elle a perdu près de la moitié de sa valeur, grimpant parfois jusqu'à 2.500 livres pour un dollar.

La Banque centrale a annoncé qu'elle enquêtait sur des fuites de capitaux. Elle a aussi indiqué qu'elle voulait unifier et apporter une «couverture légale» aux restrictions draconiennes des banques.

Après un essoufflement qui a coïncidé avec les fêtes de fin d'année, les manifestations populaires ont repris depuis samedi dernier. La situation est compliquée par l'impasse politique. Depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri, son gouvernement, chargé des affaires courantes, est «accusé d'inertie».

Hassan Diab, désigné comme son successeur le 19 décembre, n'a toujours pas formé d'équipe. Si la rue réclame un cabinet composé exclusivement de technocrates indépendants, les principaux partis politiques poursuivent les tractations visant à préserver leur représentation.

Dans ce contexte de crise, le président Michel Aoun a promis «tous les efforts possibles pour former un gouvernement (...) doté d'un plan défini et rapide pour gérer la crise économique et financière pressante».

La Banque mondiale a averti en novembre que le taux de pauvreté pourrait en arriver à englober 50% de la population, contre le tiers à l'heure actuelle. Le Liban croule sous une dette avoisinant les 90 milliards de dollars, soit plus de 150% de son PIB.

F. Z. T avec agences

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