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L’Iran sous haute pression

Par L'Economiste | Edition N°:5674 Le 13/01/2020 | Partager
Le Canada demande des comptes à Téhéran après le crash de l’avion ukrainien
Des manifestations de colère durant lesquelles l’ambassadeur britannique est arrêté
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En réaction au rassemblement de colère des étudiants iraniens samedi soir, le président américain Donald Trump a publié un tweet dans lequel il dit «se tenir aux côtés du peuple iranien». Il a, en outre, averti le régime iranien qu’il ne pouvait pas y avoir «un autre massacre de manifestants pacifiques», en référence à un mouvement de contestation en novembre dernier, violemment réprimé selon Amnesty International (Ph. AFP)

«Une erreur impardonnable» et «une grande tragédie». Voilà comment le président iranien Hassan Rohani a qualifié le crash de l’avion civil ukrainien survenu mercredi dernier. L’Iran a, en effet, reconnu samedi avoir abattu le Boeing 737 ukrainien «par erreur», à l’aide d’un missile.

Pour sa part, le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, tout en présentant ses excuses après le drame, a déploré une «erreur humaine en des temps de crise, causée par l’aventurisme américain qui a mené au désastre». L’Iran ayant tiré des missiles sur des bases abritant des soldats américains en Irak (sans y faire de victimes) pour venger la mort, le 3 janvier, de son puissant général Qassem Soleimani, dans un raid américain à Bagdad.

Les forces armées, quant à elles, ont expliqué dans un communiqué que l’appareil avait été pris pour une cible hostile. «J’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel accident. La nuit de l’accident, l’état d’alerte était au niveau guerre à cause des menaces américaines», a déclaré à la télévision le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne a recommandé aux compagnies aériennes d’éviter le ciel iranien «jusqu’à nouvel ordre». A bord de l’avion de la compagnie Ukraine Airlines International se trouvaient 176 passagers, dont 57 Canadiens, mais aussi des Britanniques, des Afghans et des Suédois.

«Furieux et scandalisé», le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est entretenu samedi avec le président iranien, et a exigé qu’il fasse toute la lumière sur la catastrophe. Il a également appelé Téhéran à «en assumer l’entière responsabilité, y compris financière». Trudeau a aussi insisté sur la nécessité d’une enquête approfondie à laquelle le Canada serait associé.

Samedi soir, plusieurs centaines d’étudiants se sont réunis à Téhéran pour honorer les victimes. Selon l’agence AFP, leur rassemblement s’est transformé en manifestation de colère, durant laquelle ils ont lancé des slogans dénonçant des «mensonges» et réclamé des poursuites contre les responsables du drame. La police a fini par les disperser.

L’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran a même été brièvement arrêté le même jour, pour avoir prétendument «incité» les manifestants, selon le Daily Mail.  Dans le pays, la pression monte. Dimanche, le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, devait s’adresser au Parlement, à huis clos, au sujet de l’assassinat de Qassem Soleimani par Washington, de la riposte iranienne et du crash de l’avion ukrainien.

A.Na avec AFP

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