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Fès: Pour sauver les cœurs des malades défavorisés

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5674 Le 13/01/2020 | Partager
L’association «Injad Vlvulaires» mène la bataille
Appel aux donateurs pour équiper un bloc opératoire

Réparer les valves cardiaques et sauver les vies des personnes défavorisées. C’est le pari de l’association «Injad Valvulaires» présidée par le jeune cardiologue Adil Ouafi. Créée il y a 4 ans, l’ONG a redonné vie au service des maladies cardiovasculaires du centre hospitalier Al Ghassani, à Fès. «Nous recevons quotidiennement une centaine de malades. Certains nécessitent un suivi, d’autres une intervention valvulaire pour que leur cœur retrouve son activité normale», indique Ouafi.

Estimée à 80.000 DH, l’intervention chirurgicale est prise en charge par des mécènes, membres de l’association. Grâce à l’appui de ces derniers, le service est équipé en machines ECV, tapis roulants et autres outils mesurant le rythme cardiaque et détectant les anomalies.

«Le service des maladies cardiovasculaires était dans un état de délabrement avancé. Grâce à des bienfaiteurs, nous l’avons équipé et transformé en un véritable espace de vie», rappelle Aziz El Khlifi, trésorier de l’ONG. Et d’ajouter: «le ministère de la Santé a mis à la disposition de ce service cinq médecins cardiologues ainsi que du personnel médical dont des infirmiers et des aide-soignants».

Au service des maladies cardiovasculaires, le diagnostic comprend notamment l’échocardiographie et le cathétérisme cardiaque. Un traitement chirurgical, la péricardiotomie, rend la pathologie de l’insuffisance valvulaire curable, si elle est identifiée à temps. Doté de 20 lits d’hospitalisation, ledit service est situé à l’entrée de l’hôpital, du côté de la forêt Dhar Mahraz. Il compte des salles d’accueil, de soins et de diagnostic, en plus d’un grand jardin. Ce qui lui manque, c’est une salle de chirurgie.

«Nous comptons énormément sur la générosité des mécènes et l’appui du département de la Santé pour la remettre en marche. A noter que l’installation d’un bloc chirurgical pour les maladies cardiovasculaires coûte 5 millions de DH», souligne El Khlifi.

En attendant, les malades souffrant de problèmes valvulaires nécessitant une intervention chirurgicale sont opérés ailleurs. A ce titre, une équipe médicale et infirmière spécialisée de l’hôpital Al Ghassani de Fès a réalisé, avec succès, une opération chirurgicale au profit d’un jeune homme de 27 ans souffrant d’une péricardite constrictive chronique.

«Le patient se porte bien», rassure Ouafi, ajoutant que «ce genre d’intervention devrait être pris en charge par le ministère à l’instar des actes d’hémodialyse nécessitant 90.000 DH par patient/an». A noter que pour un montant similaire, les problèmes valvulaires sont réglés une fois pour toutes.

Près de 4.000 patients souffrant de pathologies cardiaques sont recensés sur les listes d’attente du CHU Hassan II de Fès. Celui-ci ne réalise que 80 interventions chirurgicales de ce type. «On imagine que de nombreux malades meurent bien avant les rendez-vous donnés parfois sur 2 ans et plus», déplore un mécène qui préfère garder l’anonymat. Et d’appeler «à plus de mobilisation, humanisation et générosité».

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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