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Casablanca: La police administrative accélère la cadence

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5673 Le 10/01/2020 | Partager
Mais elle s’occupe surtout de libération du domaine public
L’hygiène, l’urbanisme, l’affichage… en stand-by?
Bientôt une police funéraire pour les constats de décès
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Plus de 300 cafés ont été touchés depuis le lancement de la campagne de la police administrative contre les terrasses de cafés non réglementaires en novembre dernier (Ph. L’Economiste)

L’offensive pour libérer le domaine public à Casablanca se poursuit sans relâche. Les agents de la police administrative maintiennent la pression sur les contrevenants.  Après avoir ciblé plusieurs préfectures (Hay Hassani, Sidi Moumen, Bernoussi, Aïn Chok, Oulfa…), c’est au tour de Lissasfa, l’un des quartiers les plus chauds de Casablanca en matière d’occupation du domaine public, qui a fait l’objet d’une descente inopinée des agents jeudi 9 janvier.

Plus de 70 terrasses de cafés, restaurants et commerces divers ont été démolis. Prochaine étape: les arrondissements d’Anfa, Sidi Belyout et Maârif. La police administrative, qui intervient 3 jours par semaine (mardi, mercredi et jeudi), détruit en moyenne une soixantaine de terrasses par jour. Plus de 300 cafés sont touchés depuis le lancement de l’offensive en novembre dernier (cf. édition du 27 novembre et 24 décembre 2019).

Il s’agit généralement de cafés ou snacks qui non seulement occupent le domaine public sans payer les redevances, mais certains n’ont même pas l’autorisation d’exercer. Sur les 22.000 établissements recensés à Casablanca, à peine 2.000 à 3.000 sont autorisés en bonne et due forme (cf. édition du 5 décembre 2019).  Toutefois, la police administrative n’exerce pas pleinement toutes ses prérogatives.

En effet, ses interventions en matière d’hygiène et d’urbanisme sont encore très timides et la campagne promise contre les panneaux d’affichage n’a pas eu lieu. De plus, les dispositions du nouvel arrêté d’hygiène, adopté il y a 2 ans par les élus, ne sont toujours pas activées.

Le document d’une centaine de pages couvre des secteurs allant de l’hôtellerie aux salons de coiffure et d’esthétique, en passant par les cafés, boulangeries, boucheries, épiceries, hammams, taxis, bus… Le nouvel arrêté précise dans le détail les spécifications relatives à l’hygiène pour chaque corps de métier, en s’inspirant largement des normes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Et c’est à la police administrative que revient la mission de contrôle et verbaliser tout contrevenant.

Pour le moment, ces brigades se limitent à verbaliser les contraventions en matière d’occupation du domaine public. Par ailleurs, les élus s’apprêtent, lors de la session de février prochain, à lancer la police funéraire. Elle sera composée de 25 médecins assermentés chargés d’établir les  constats de décès, sachant que la ville de Casablanca connaît une grave pénurie de médecins légistes.

Aziza EL AFFAS

 

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