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International

Les tensions au Moyen-Orient inquiètent

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5671 Le 08/01/2020 | Partager
L’ONU appelle à cesser les ingérences étrangères
Situation en Libye, dossier iranien… la crise s’envenime

L’envoyé des Nations unies en Libye, Ghassan Salamé, est en colère. Il a réclamé une énième fois l'arrêt des interférences étrangères dans le conflit libyen, à l'issue d'une réunion avec le Conseil de sécurité. Interrogé par les médias étrangers sur l'arrivée de militaires turcs en Libye, en soutien au gouvernement libyen d'union nationale (GNA), le responsable onusien a répondu que «le pays souffrait beaucoup trop des interférences étrangères sous différentes formes».

Il s'est aussi montré sévère à l'égard du Conseil de sécurité, incapable de s'entendre depuis avril sur une résolution réclamant un cessez-le-feu. Ghassan Salamé a décrit la situation actuelle en Libye comme «particulièrement difficile et sombre.

La population paie un lourd tribut, avec des dizaines d'écoles fermées, des établissements de santé attaqués et des milliers de déplacés». Selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé, les combats aux abords de Tripoli ont fait au moins 2.300 morts, ainsi que plus de 150.000 déplacés.

L’envoyé des Nations unies en Libye a souligné qu'il «n'y avait pas de solution militaire à ce conflit, qui pourrait avoir un impact sur les pays voisins fragiles». L'ONU est déterminée à trouver un moyen de sortir de la situation actuelle. D’ailleurs, la mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL) a lancé un processus en trois volets pour rapprocher les deux parties en conflit et discuter de la situation économique et financière, des questions militaires et de sécurité et du dialogue politique.

Salamé a également exprimé l'espoir qu'une conférence se tiendrait à Berlin dans les semaines à venir pour donner une «impulsion internationale» aux efforts en cours sur le terrain. Une rencontre attendue samedi prochain à Moscou entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine pourrait être décisive à ce sujet. Si ce dernier accepte de participer à cette réunion internationale à laquelle serait aussi convié son homologue turc.

Au Caire, le Conseil de la Ligue arabe a souligné aussi la nécessité de la mise en œuvre intégrale de l'accord politique inter-libyen signé à Skhirate le 17 décembre 2015. Lequel demeure la seule référence pour le règlement de la crise libyenne. D’autre part, le Conseil a exprimé son rejet de toutes formes d'ingérence extérieure dans les affaires intérieures libyennes. Car elle «contribue à faciliter le mouvement des combattants terroristes étrangers vers la Libye et à violer les résolutions internationales sur l'embargo sur les armes qui menacent la sécurité des pays voisins et de la région».

Réunion à Bruxelles

Les ministres des Affaires étrangères de la France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni se sont réunis en urgence mardi 7 janvier à Bruxelles pour évoquer la situation en Libye ainsi que le dossier iranien. Londres, Paris et Berlin sont cosignataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont le président américain Donald Trump a décidé de se retirer en 2018, point de départ de la nouvelle crise entre Washington et Téhéran. Après l'assassinat de Qassem Soleimani, le Parlement iranien a adopté en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme «terroristes». L’Iran avait annoncé la levée de toute limite à son équipement en centrifugeuses, utilisées pour la production de combustible nucléaire. Une décision que le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a dit regretter. Il a convoqué pour vendredi prochain une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'Union.

F. Z. T.

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