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    International

    Iran-Etats-Unis: Le reste du monde craint une déflagration

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5669 Le 06/01/2020 | Partager
    Chine, Russie et France se concertent
    Les prix du pétrole ont pris jusqu’à 4%
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    Des militants contre la guerre en Iran ont protesté, le samedi 4 janvier, devant la Maison Blanche à Washington (Ph. AFP)

    La tension entre l’Iran et les Etats-Unis est à son comble. Washington a identifié 52 sites iraniens. Donald Trump menace de les frapper «très rapidement et très durement» si la République islamique attaque du personnel ou des sites américains. Certains lieux «sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et sa culture», a précisé le président Donald Trump.

    Pour l’Iran, viser ses sites culturels est «un crime de guerre». Téhéran a promis de venger la mort de son général. Qassem Soleimani a été tué le 3 janvier par une frappe aérienne américaine à l’aéroport de Bagdad. Il était suspecté par la Maison Blanche de préparer «des attaques imminentes contre des diplomates et des militaires US».

    Le général tué était le chef de la Force Al-Qods, brigade d’élite des Gardiens de la révolution. Ce haut gradé était chargé des opérations extérieures de l’Iran. Un autre militaire, Abou Mehdi al-Mouhandis, a été également ciblé. Le représentant permanent de l’Iran à l’ONU a dénoncé «un acte de guerre» appelant à «une réponse militaire».

    Ainsi, des roquettes et des obus de mortier se sont abattus, sans faire de victimes, sur deux sites en Irak. L’un dans la zone verte de Bagdad où se trouve l’ambassade américaine. L’autre sur une base militaire où sont déployés des soldats US. «Les Etats-Unis attaquent directement un général iranien et des groupes combattent désormais ouvertement au service de l’Iran pour le venger. Ce n’est plus une guerre par procuration, c’est une guerre directe», a commenté à l’AFP Erica Gaston, chercheuse à la New America Foundation.

    A l’heure où nous mettions sous presse, le Parlement irakien devait tenir une séance extraordinaire consacrée à l’examen d’une résolution pour l’expulsion des 5.200 militaires américains déployés en Irak. Pour sa part, l’Otan a suspendu ses opérations en Irak.

    La coalition antiterroriste menée par les Etats-Unis les a réduites tout en renforçant la sécurité de ses bases militaires, de 3.000 à 3.500 soldats supplémentaires déployés.La communauté internationale redoute la déflagration. La Russie et la France ont appelé à ne pas «aggraver sérieusement la situation» au Moyen-Orient. La Chine s’est entretenue avec ces deux membres du Conseil de sécurité tout en fustigeant «l’aventurisme militaire» américain. Quant à l’Arabie saoudite, elle indique «n’avoir pas été consultée» par Washington au sujet de la frappe militaire et tente de désamorcer la tension.

    Par ailleurs, cette escalade pèse sur le négoce de l’or noir. Les cours ont flambé depuis vendredi 3 janvier: Les prix des barils ont pris jusqu’à 4% peu après l’annonce de la mort du général iranien avant de terminer en hausse de 3,5% pour le Brent à Londres et de 3,1% pour le WTI à New York.

    «La Royal Navy va escorter les navires commerciaux battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz», a annoncé le ministre britannique de la Défense. Ce point de passage est stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

    F.F.

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